L’attaque du 17 février n’est pas la première de ce type en Guinée équatoriale. La plus mémorable reste celle lancée par les mercenaires sud-africains Nick du Toit et Simon Mann, un ancien officier des Forces spéciales britanniques (SAS), en vue de renverser le président équato-guinéen et installer au pouvoir son principal opposant, Severo Moto, réfugié en Espagne depuis 1982. Cette tentative a avorté en mars 2004, suite à l’interpellation de Mann par les services secrets zimbabwéens, à l’aéroport de Harare, alors qu’il s’apprêtait à s’envoler avec une soixantaine de mercenaires à destination de Malabo, où Nick du Toit et ses hommes les attendaient.
Une autre opération attribuée à Moto a été déjouée en avril 2008. L’opposant a été arrêté dans le port espagnol de Sagunto après la découverte d’un stock d’armes dans un véhicule en partance pour Malabo. Il a été libéré sous caution, cinq mois plus tard.
Les groupes du Delta du Niger sont pour leur part à l’origine de l’attaque des agences de la CCEI Bank et de la Société générale à Bata, en 2007. Arrivés à l’aube par la mer, les voleurs sont repartis avec 1 milliard de F CFA (1,5 million d’euros).
À noter qu’au Cameroun voisin des bandits ont également, en septembre 2008, attaqué la ville de Limbé, dévalisé des établissements bancaires et pris en otages des habitants.
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