Sept rois ont été désignés, parmi les trente-neuf emmenés à Addis-Abeba par Mouammar Kaddafi, pour accompagner celui-ci en séance plénière des chefs d’État, le 2 février. Venus de divers pays, ils partagent le fait d’avoir hérité du pouvoir traditionnel dans leurs localités d’origine. Ils sont dirigés par l’Ivoirien Tchiffi Zié Jean Gervais, 57 ans, chef des chefs krous, ex-directeur général de la Société d’investissement italo-ivoirienne. Leur doyen, Kachalla Kacher, sultan de N’Djamena, au Tchad, qui refuse de donner son âge, fut fonctionnaire dans l’administration territoriale de son pays. D’autres profils non moins intéressants se retrouvent parmi les têtes couronnées qui entourent le « roi d’Afrique ». Aux côtés de Toussou Salémé Baguidi XIII, roi de Sifalo (Bénin), ex-adjudant-chef de 53 ans, son compatriote Djigla Toy Ikpodegbe, roi d’Allada, est docteur en sciences économiques.
Si le chef de tribu mauritanien Chia Laroussy Mansour, 60 ans, est dans les affaires, d’autres ont choisi la politique. C’est le cas du Mwami Munongo, roi des Bayékés et sénateur en RD Congo, ou de l’Aménokal Bajan Ag Hamatou, 57 ans, député à l’Assemblée nationale malienne. Tous sont membres du Forum des rois, sultans, princes, cheikhs et chefs coutumiers d’Afrique fondé le 28 août dernier à Benghazi. Cet organisme de plus de 15 000 membres, qui a nommé Kaddafi « roi des rois », cherche à obtenir le statut d’observateur auprès de l’UA.
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Ali Triki
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