Le 27 janvier, la nouvelle secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a eu une longue conversation téléphonique avec Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine. Passant en revue les crises en cours en Afrique (Darfour, RD Congo, Somalie…), Hillary Clinton a distillé quelques phrases qui traduisent un changement de ton de la diplomatie américaine : « Nous comptons sur le leadership africain pour faire bouger les choses. Les États-Unis sont disponibles pour vous aider. Vous pouvez m’appeler directement chaque fois que vous voudrez. »
Cette approche bilatérale, qui tranche avec celle de l’équipe Bush, n’implique pas forcément des évolutions sur le fond. Jean Ping a été frappé par la dureté du jugement d’Hillary Clinton sur la politique du gouvernement d’Omar el-Béchir au Darfour. Et par les propos belliqueux qu’elle a tenus pour évoquer une issue au chaos en Somalie.
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