« La peine de mort n’a pas dissuadé des gens de prendre des machettes pour massacrer leurs concitoyens, c’est pour cela que nous ne sommes pas gênés par sa suppression », déclarait au début de l’année 2007 Théodore Simburudali, le président de l’Association de défense des intérêts des rescapés du génocide (Ibuka). Quelques mois plus tard, le 25 juillet, le Rwanda devenait le premier pays des Grands Lacs à abolir la peine de mort, après de nombreuses consultations populaires menées depuis octobre 2006.
L’abolition, dont le président rwandais et leader du Front patriotique rwandais (FPR), Paul Kagamé, se disait un fervent partisan, était aussi une exigence du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) conditionnant le transfert de certains suspects à la justice rwandaise. Cette mesure phare de l’effort de réconciliation nationale a concerné directement environ 600 personnes. Mais elle a aussi permis, grâce à un effet d’entraînement, de désengorger les prisons. En effet, de nombreux détenus condamnés à une simple peine d’emprisonnement bénéficient depuis d’une libération conditionnelle.
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Pierre Mamboundou

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Vers l’abolition 
de la peine de mort