Le candidat de l'opposition, Julius Maada Bio, lors d'un rassemblement en Sierra Leone.
© AFP/Issouf Sanogo
Le président sortant de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, aura les coudées franches désormais. Le candidat défait de l'opposition, l'ancien militaire Julius Maada Bio, a officiellement reconnu sa défaite électorale, mardi 4 décembre.
M. Bio, qui briguait la présidence sous la bannière du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP), a recueilli un maigre 37,4% des voix, contre 58,7% pour M. Koroma. Ce dernier a été reconduit au pouvoir pour un second mandat de cinq ans à l'issue du scrutin du 17 novembre dernier.
L'ex-général de 48 ans avait contesté les résultats des scrutins présidentiel, législatif et local - qui ont eu lieu simultanément -, arguant que les votes avaient été entachés d'irrégularités. Il avait aussi lancé un appel aux membres du SLPP pour que ceux-ci boycottent les réunions du parlement et des gouvernements locaux.
Mais dans un communiqué publié mardi, M. Bio faisait marche arrière en déclarant que « la position du président Koroma comme président de la Sierra Leone n'est pas sujette à discussion ».
Le document, diffusé conjointement par le SLPP et le parti du président Koroma, le Congrès de tous les peuples, mentionne également que les deux hommes se sont rencontrés lundi 3 décembre en présence de leaders religieux. « Les discussions ont été franches et le général Bio a réaffirmé son engagement en faveur de la paix et de la sécurité », peut-on lire dans le communiqué.
Appel à la réconciliation
« J'ai des problèmes avec les résultats et dans un régime démocratique j'ai le droit de dire que ces résultats ne me satisfont pas », a indiqué M. Bio, dont les propos ont été retransmis par la télévision nationale.
« Mais, à cette heure, dans l'intérêt du développement, du progrès, de la démocratie et de la paix en Sierra-Leone, je me trouve à la présidence pour répondre à l'appel à la réconciliation lancé par le président Koroma », a-t-il ajouté.
Les élections du 17 novembre dernier étaient les premières à se tenir au pays depuis la fin, en 2002, d'une guerre qui a fauché la vie de 120 000 Sierre-Léonais en 11 ans.

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