Les 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont condamné jeudi 2 août "tout appui extérieur apporté" à la rébellion congolaise du M23. Mardi, le représentant spécial de l'ONU pour la RDC, Roger Meece, avait exprimé ses doutes sur la capacité des FARDC à résister à l'avancée des rebelles vers Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.
Alors que les troupes du M23 sont aux portes de Goma, les 15 pays membres du conseil de sécurité des Nations unies ont condamné jeudi 2 août dans une déclaration « tout appui extérieur apporté » à la rébellion congolaise qui opère dans le Nord-Kivu. « Ces rebelles sont très bien équipés. Ils bénéficient d’une aide extérieure », a indiqué à Reuters un diplomate sous couvert d’anonymat. Aucun pays n’a été cité. Mais, le Rwanda, et plus récemment l’Ouganda ont été accusés d'aider le M23, ce que Kigali et Kampala démentent.
Le Conseil de sécurité demandent « à tous les pays de la région de coopérer activement avec les autorités congolaises pour le démantèlement et la démobilisation du M23 ». Saluant les contacts récents entre le président rwandais Paul Kagame et le président congolais Joseph Kabila, l’ONU a dit « encourager la poursuite d'un dialogue de haut niveau à l'échelle bilatérale et régionale ». Une réunion des chefs d’État de la région doit débuter dimanche à Kampala, la capitale de l’Ouganda.
M23 mieux équipé ?
Le Conseil de sécurité demande également au M23 et à tous les groupes armés « de cesser toute forme de violence, notamment les violences sexuelles et le recrutement d'enfants-soldats ». Les Nations unies sont « profondément préoccupées par l'aggravation de la situation humanitaire » au Nord-Kivu et « appellent la communauté internationale à fournir l'appui humanitaire approprié ».
Mais les craintes exprimées par le représentant spécial de l'ONU pour la RDC devant les membres du Conseil vont plus loin. Selon des diplomates Roger Meece a mis en doute la capacité des forces gouvernementales congolaises (FARDC) à résister à l'avancée des rebelles vers Goma. « Le M23 semble beaucoup mieux équipé que l'armée et ses effectifs ont augmenté depuis quelques semaines », a indiqué un haut responsable de l'ONU sous couvert de l'anonymat mardi.
(Avec AFP)

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