Le président ivoirien Alassane Ouattara est arrivé jeudi après-midi à Dakar, où il a été chaleureusement accueilli par son homologue sénégalais Abdoulaye Wade. La visite, sa première comme chef d'État, doit durer moins de vingt-quatre heures.
Son premier voyage à l'étranger comme président ivoirien, Alassane Ouattara l'a réservé au Sénégal d'Abdoulaye Wade, où il est arrivé jeudi vers 17 h 30 (locales et GMT), après avoir décrété un deuil national de trois jours dans son pays. Comme lors du voyage précédent qu'il a effectué à Dakar, début novembre 2010, entre les deux tours de la présidentielle, Ouattara a emprunté l'avion du président sénégalais, qui est venu cette fois l'accueillir à l'aéroport.
L'accolade entre les deux hommes a été longue et chaleureuse. Puis, main dans la main, les deux chefs d'État se sont rendus dans la salle de réception de l'aéroport sous les yeux de plusieurs centaines de militants du Parti démocratique sénégalais (PDS), le parti de Wade. Le soir, un dîner officiel a été donné par le président du Sénégal en l'honneur de son homologue ivoirien. Les deux hommes doivent se voir en tête à tête vendredi matin au siège de la présidence, à Dakar. Ouattara devrait ensuite s'adresser à la presse avant son départ à la mi-journée.
Grand soutien
Ainsi est exposée au grand jour l'étroite amitié entre Wade et Ouattara, le premier ayant grandement soutenu le second au moins pendant les cinq mois de crise électorale. Seul président africain à réagir publiquement à l'arrestation de Laurent Gbago, le 11 avril, Abdoulaye Wade s'était exprimé deux jours plus tard en qualifiant la chute de l'ancien président de « très bonne chose ». Et mardi dernier, la présidence sénégalaise avait annoncé la « visite d'amitié » de Ouattara en évoquant les liens traditionnels ayant toujours existé entre les peuples ivoirien et sénégalais.
Mais Wade a été autant porté à soutenir Ouattara par amitié et affinités idéologiques – tous deux appartiennent à l'internationale libérale – que par franche mésentente avec Laurent Gbagbo [voir ici un résumé de leurs relations], dont les militants ont souvent pris pour cible les Sénégalais vivant en Côte d'Ivoire. Une communauté qui compte plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont certaines ont été victimes des violences postélectorales. (avec AFP)

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