Extension Factory Builder
01/02/2011 à 17:45
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Abdelhak Benchikha n'aime pas trop son sobriquet de 'général'. Abdelhak Benchikha n'aime pas trop son sobriquet de "général". © D.R.

L'Algérien Abdelhak Benchikha s'apprête à vivre des mois intenses. Le sélectionneur des Fennecs rejoindra d'abord au Soudan l’équipe A’ qui va participer au Chan (4-25 février). Puis viendront les deux matchs face au Maroc, en mars et juin, pour les qualifications de la CAN 2012. Détendu et prolixe, Benchikha (47 ans) a longuement répondu aux questions de jeuneafrique.com.

Jeuneafrique.com : Le match face au Maroc le 27 mars, en qualifications pour la CAN 2012, se profile déjà à l'horizon…

Abdelhak Benchikha : Les deux matchs face au Maroc [retour le 3 ou 4 juin, NDLR] seront sans doute décisifs en vue de la qualification pour la phase finale. Nous ne comptons qu’un seul point après deux journées [1-1 contre la Tanzanie, 0-2 en Centrafrique, NDLR]. Le test face à la Tunisie sera intéressant, car nous sommes en train de récupérer petit à petit tous nos joueurs, notamment ceux qui étaient blessés ou en manque de temps de jeu depuis plusieurs mois.

Depuis que vous avez été nommé en septembre dernier, l’Algérie a perdu en Centrafrique (0-2) et a fait match nul au Luxembourg (0-0) en amical. Comment expliquez-vous ces résultats face à des sélections relativement modestes ?

Comme beaucoup d’équipes qui ont participé à la Coupe du monde 2010, l’Algérie a connu des problèmes liés aux blessures, à la fatigue, aux difficultés de se préparer. Moi, quand je récupère mes internationaux, j’ai à peine le temps de travailler avec eux car les rassemblements sont trop courts. On manque de temps pour discuter, pour travailler tactiquement et techniquement. Je souhaite une modification du calendrier de la Fifa, même si ce n’est pas évident à mettre en place.

Des joueurs importants de la sélection, comme Karim Ziani (qui a changé de club en janvier) ou Halliche notamment, ont peu joué depuis le début de la saison. Est-ce un problème majeur pour vous ?

Prenons le cas de Ziani. Il ne jouait pas à Wolfsburg, et en partant en Turquie [Kayserispor], il a fait un choix sportif plutôt que financier. J’en avais parlé avec lui. À lui de saisir sa chance en Turquie. En allant là-bas, il veut obtenir du temps de jeu, car il a envie d’aider son pays. Pour Halliche, ça me fait de la peine qu’il joue si peu à Fulham [Angleterre]. Mais j’espère que d’ici au match face au Maroc, il aura joué plusieurs rencontres.

Depuis que vous êtes en place, des rumeurs insistantes reviennent sur la nomination d’un sélectionneur étranger. Comment vivez-vous ces bruits plus ou moins fondés ?

[Il soupire] Cela ne m’empêche pas de dormir. Je fais de bonnes nuits de huit heures [rires]. Je sais que beaucoup d’entraîneurs aimeraient avoir le poste. Mais ce qui m’écœure, c’est que certains continuent à le faire savoir alors qu’il y a quelqu’un en place. J’ai un contrat jusqu’en 2012. Après, on verra ! Moi, je ne me permettrais pas d’agir ainsi. Je sais comment cela se passe, c’est comme ça partout dans le monde : l’agent de tel entraîneur s’arrange avec un journaliste pour que celui-ci en parle dans son journal. J’ai le soutien de Mohamed Raouraoua, le président de la fédération, qui a démenti ces rumeurs, et d’une partie du peuple algérien.

Qu’espérez-vous du Championnat d’Afrique des nations (Chan) avec l’équipe A’ ?

Cela fait de nombreux mois que nous nous préparons à cette compétition. L’avantage de la sélection des locaux, c’est qu’on peut organiser beaucoup de stages et de matchs. Les locaux, c’est un peu la vitrine du foot algérien. Certains jouent déjà en équipe A, d’autres peuvent y aspirer. Au Soudan, dans un groupe compliqué mais pas inaccessible [Soudan, Ouganda, Gabon], nous pouvons faire un bon Chan.

On vous surnomme "le Général". Vous êtes à ce point branché sur la discipline ?

[Rires] C’est un sobriquet que je n’aime pas trop… J’aime la discipline dans un groupe, mais je ne suis pas un dictateur. Quand on a 30 mentalités à gérer, il faut des règles. J’ai été franc avec eux. Je suis souple, mais il n’y a pas de passe-droits !

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Algérie

Algérie : Valls, Taubira et les moines de Tibhirine

Algérie : Valls, Taubira et les moines de Tibhirine

Manuel Valls, le Premier ministre français, et Christiane Taubira, la garde des Sceaux, seraient attendus en visite officielle à Alger avant la fin de l'année.L'occasion pour les familles des moines [...]

Algérie : 1er novembre 1954, retour sur la "Toussaint rouge" de l'indépendance

Il y a soixante ans éclatait officiellement la guerre d'Algérie. Restée dans les mémoires comme la "Toussaint rouge", le 1er novembre 1954 est gravé dans les mémoires comme le [...]

1er novembre 1954 : le texte intégral de la déclaration du Secrétariat général du FLN

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, le Front de libération nationale algérien diffusait une déclaration portant sur l'insurrection face à l'occupation française. En voici le texte[...]

L'Algérie, diplomate au long cours

Principal artisan du dialogue intermalien, Alger a été mandaté pour piloter la médiation entre les belligérants libyens. Un rôle de facilitateur dans lequel le pays a toujours[...]

Ligue des champions : Lusadisu (AS Vita Club) et Zerara (ES Sétif), l'interview croisée

Les milieux de terrain Guy Lusadisu - qui a remporté deux fois le trophée avec le TP Mazembe - et Toufik Zerara sont deux des hommes forts de l’AS Vita Club et de l’ES Sétif, qui[...]

Algérie : des juges d'instruction français vont enquêter sur l'assassinat d'Hervé Gourdel

Des juges d'instruction français vont enquêter sur l'enlèvement et l'assassinat d'Hervé Gourdel, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.[...]

Algérie - France : où en est l'enquête sur la mort des moines de Tibhirine ?

Au lendemain de l'opération d'exhumation des restes des crânes des sept moines de Tibhirine, assassinés en 1996 en Algérie, où en est l'enquête ? Décryptage avec notre journaliste[...]

Algérie : l'intouchable Abdelghani Hamel

Ses propres troupes se sont retournées contre lui. Mais le chef de la police nationale Abdelghani Hamel peut compter sur le soutien du président Bouteflika.[...]

Algérie : nouveau blocage dans l'enquête sur la mort des moines de Tibhirine ?

Les magistrats français qui se sont rendus en Algérie la semaine dernière n'ont pas pu emporter les prélèvements effectués sur les restes des crânes des sept moines[...]

Algérie : l'autoroute sans fin

Censée relier le pays à ses voisins - le Maroc à l'ouest et la Tunisie à l'est -, elle devait être livrée intégralement à la fin de 2009. Mais un scandale de[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers