La capitale sénégalaise et les localités environnantes sont quasi-paralysées par des coupures d’électricité récurrentes. Pour calmer la colère des Sénégalais, le ministre de l’Énergie a présenté ses excuses à une population qui commence à s’impatienter.
Les Sénégalais sont excédés par les coupures de courant régulières qui leur sont imposées et qui handicapent l’activité économique du pays, en particulier à Dakar et ses alentours. Ces dernières semaines, la tension est montée d’un cran, les délestages quotidiens se multipliant. La hausse des températures et l’approche du ramadan ont achevé d’échauffer les esprits, à tel point que les manifestations de protestation ont donné lieu à des débordements.
Alors que certains artisans de Thiès ont appelé, la semaine dernière, à ne plus payer les factures d’électricité, une organisation de défense des droits de l’homme a accusé la police d’avoir battu à mort un jeune homme qui protestait contre les délestages. Le ministère de l'Intérieur a démenti mardi cette accusation, en promettant une enquête sur le décès, survenu le 14 juillet.
Promesse d’une évolution de la situation
Pour tenter de remettre un peu d’ordre et apaiser cette situation de crise, le ministre de l’Énergie, Samuel Sarr, s’est exprimé en session extraordinaire devant l’Assemblée nationale mercredi 21 juillet. Il a présenté ses excuses à la population, promettant une évolution rapide de la situation. Son discours a été retransmis en direct à la télévision.
Il a admis que « les ruptures plus qu'insupportables dans la distribution de l'électricité, combinées à des hausses de températures mais aussi surtout à l'appréhension des Sénégalais du mois de ramadan (qui doit débuter vers le 10 août, NDLR), justifient probablement leur colère ». « Les difficultés techniques et financières de la Senelec (la Société nationale d'électricité,), qu'elles soient structurelles ou conjoncturelles, justifient, dans la mesure où elles sont sources de rupture dans la continuité et la qualité du service, des excuses que nous présentons encore une fois au peuple sénégalais », a conclu le ministre.
Le ministre a rappelé que la situation était exceptionnelle, et tenait à une « utilisation accidentelle » de fuel contaminé. Celui-ci aurait endommagé les machines et les installations de la Senelec. « Des mesures sont prises pour que cela ne se reproduise plus », a encore affirmé Samuel Sarr.
Le Sénégal, qui produit l'essentiel de son électricité avec des machines fonctionnant au fuel, doit mettre en service dans les prochaines années une nouvelle centrale à charbon.

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