Première dame de Côte d’Ivoire, vice-présidente du Front populaire ivoirien, présidente du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, directrice de campagne du candidat Laurent Gbagbo dans le district d’Abobo, une banlieue populaire et stratégique d’Abidjan, Simone Ehivet Gbagbo est une femme politique avant d’être une épouse. En 2009, elle va mener un autre combat : prendre le contrôle du FPI en tentant de ravir le poste de président du mouvement à son titulaire actuel, Pascal Affi Nguessan. Elle sera également sous les feux de la rampe pendant toute la campagne pour la présidentielle. Les rôles sont bien partagés : à son époux de prendre de la hauteur pour décliner un programme politique ; à elle d’asséner les formules qui font mouche et de prendre des coups de sang. Présente aux avant-postes de la politique ivoirienne depuis l’arrivée de son mari aux affaires, en octobre 2000, « Simone », comme l’appellent ses compatriotes, entend batailler ferme pour continuer à jouer un premier rôle une fois son candidat réélu. Celle qui a connu Gbagbo dans les années 1970 au sein de l’« Organisation », un mouvement clandestin embryon du FPI, s’estimerait même la plus légitime pour le remplacer.

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