Ecobank a célébré en grande pompe, avec 600 invités, ses vingt ans d’existence, le 7 novembre à Lomé, avec la pose de la première pierre de son futur siège. Le groupe bancaire est basé dans la capitale du Togo depuis son entrée en activité, en 1988. Le futur ensemble comprendra quatre bâtiments, dont un immeuble de 7 étages et 42 000 m2, un centre de formation, et un autre de technologie et de communication. Ce dernier complétera le centre ouvert en mai à Accra, au Ghana, véritable hub technologique où 450 personnes traitent la circulation des données bancaires et informatiques des 500 agences. Ecobank Transnational Incorporated (ETI) devrait s’installer dans ses nouveaux locaux de Lomé en 2010.
D’ici là, le groupe entend se consacrer en priorité à la consolidation de ses activités. Fini (à moins d’une opportunité stratégique) l’expansion géographique par croissance externe qui l’a mené dans 25 pays d’Afrique subsaharienne (5 en 1990, 20 en 2007). Place au développement des filiales et de leur clientèle, ainsi qu’à la motivation des troupes, soit 10 000 employés de 29 nationalités africaines. Le lancement du futur siège avait aussi cet objectif : réunir près de 200 « ecobankers » - l’expression devient à la mode en interne - et leur présenter cette stratégie. Elle s’accompagne, comme dans tous les groupes internationaux, d’une refonte des outils de communication, allant de la mise en place d’un nouveau logo à l’habillage des agences afin qu’Ecobank se présente de manière uniforme à tous ses clients, dans quelque pays qu’ils se trouvent. Ce programme démarre dès janvier 2009 en Ouganda, dernier pays d’implantation. En parallèle, Ecobank a l’intention de conforter toutes ses filiales, notamment en augmentant leur capital, ce qui leur permettra, selon le cas, d’investir pour leur développement ou de respecter un changement de la réglementation bancaire locale. Cette stratégie était d’ailleurs l’un des principaux arguments de l’augmentation de capital lancée en août dernier sur les trois places boursières d’Abidjan, Accra et Lagos. Le groupe n’a toujours pas indiqué si l’objectif de réunir 2,5 milliards de dollars a été atteint. Plus de la moitié de ce montant (1,4 milliard de dollars) devait être affectée à la consolidation de l’activité.

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