L'accès à Internet reste un luxe au Cameroun. La faute aux monopoles qui renchérissent les coûts, même si une prochaine interconnexion des réseaux doit légèrement améliorer le service aux utilisateurs.
Après deux ans de discussions, les fournisseurs d'accès à internet (FAI) camerounais sont sur le point de trouver un accord pour interconnecter leurs réseaux. À la clé, des économies de bande passante importantes pour les FAI, et un service amélioré pour les internautes. Pas assez pourtant pour démocratiser le web. Un débit de 1 mégaoctet coûte environ 150 euros par mois, en raison du double monopole de Camtel, l'opérateur public, sur l'accès au câble SAT3, et de France Télécom sur SAT3 lui-même, unique liaison sous-marine du pays avec le réseau mondial. Le mégaoctet est vendu 850 euros par mois par Camtel aux fournisseurs d'accès, contre 20 euros en France.

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