Peu enclin à donner des interviews à la presse internationale, le Premier ministre marocain, Abbas El Fassi, en a accordé une à la toute nouvelle revue de l'Institut Amadeus, un think thank lancé officiellement le 10 juin. Ses propos ont été recueillis par Brahim Fassi Fihri, le fils du ministre des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri, qui préside ce groupe de réflexion comptant plusieurs personnalités dans son conseil scientifique : Mustapha Terrab (OCP), André Azoulay (conseiller du roi), Hervé de Charette (ancien ministre de Jacques Chirac), Fayçal Laraïchi (PDG de la Société nationale de radio télévision), Moulay Hafid Elalamy (patron des patrons du royaume)…
Le chef du gouvernement regrette que l'Algérie n'ait pas encore répondu favorablement à l'appel marocain pour la réouverture de la frontière commune aux deux pays. Il souhaite que l'Union pour la Méditerranée (UPM) ait une dimension politique et règle « les conflits qui freinent le développement économique, social et politique de la région ». Et voit dans l'UPM l'occasion de dynamiser « une Europe vieillissante et en manque de main-d'œuvre à travers la circulation du capital humain ».
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