Hydrocarbures : la BAD finance un projet de gazoduc en Tunisie

Par Jeune Afrique

Le coût final de ce projet de gazoduc, en Tunisie, pourrait atteindre un milliard d'euros. © STR/AFP

L'Entreprise tunisienne d'activités pétrolières (ETAP) a reçu un prêt de 75 millions de dollars de la Banque africaine de développement (BAD) destiné au financement de la construction d'un gazoduc.

La Banque africaine de développement (BAD)a accordé un prêt de 75 millions de dollars à l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) pour financer la construction d’un gazoduc dans le sud tunisien baptisé « Nawara ». Ce dernier doit voir le jour dans le bassin de Ghadamès et comporte, selon les informations d’ETAP, trois volets essentiels : une unité de compression et de traitement (UTC) chargée de recueillir et comprimer le gaz, un gazoduc de 370 kilomètres pour l’exportation du gaz et une usine de traitement pour la fabrication de produits gaziers commercialisables.

En mars dernier, la Banque européenne d’investissement avait déjà attribué un prêt de 150 millions d’euros à ETAP pour ce même projet. La contribution totale de la BEI pourrait atteindre, selon l’organisme financier européen, un montant de 380 millions d’euros. Le coût total de « Nawara », selon les informations publiées par la BEI, atteindrait un milliard d’euros.

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Indépendance énergétique

Ces nouvelles installations devraient permettre à la Tunisie de réduire ses importations de gaz, d’accroître ses exportations d’hydrocarbures et de consolider ses infrastructures énergétiques.

Selon la BAD, 90% de la production d’électricité en Tunisie provient du gaz naturel dont la moitié est actuellement importée et transite par un gazoduc qui arrive à saturation. Le projet Nawara permettrait donc d’alléger ce transit, tout en participant à la quête d’auto-suffisance énergétique du pays.

Emplois

Par ailleurs, la BAD indique que « l’externalisation d’activités devrait bénéficier aux petites et moyennes entreprises locales et nationales » et encourager les investissements directs étrangers en matière d’exploration de gisements de pétrole et de gaz.et devrait entraîner la création de 1 000 à 1 500 emplois dont 100 emplois permanents à terme sur le site.

L’ETAP estime que la production journalière du champ Nawara pourrait atteindre 7 000 barils de pétrole et 2,7 millions de mètres cubes de gaz.