Guinée : Rusal démarre le projet de bauxite de Dian-Dian

Le projet minier de Dian-Dian, dans le nord-ouest de la Guinée, est le plus grand gisement mondial de bauxite. © AFP

Rusal a annoncé le démarrage du projet minier de Dian-Dian en Guinée, le plus important gisement de bauxite au monde. Le groupe russe va investir 220 millions de dollars durant la première étape de ce projet.

Alors que Friguia, la raffinerie d’aluminium qu’elle possède à Fria, à une centaine de kilomètres de Conaky, reste fermée depuis plus de deux ans et que la situation économique et démographique de la ville se dégrade, le géant russe de l’aluminium, Rusal, vient d’annoncer le lancement du « projet d’intérêt national » de Dian-Dian, le plus grand gisement mondial de bauxite avec des réserves prouvées de 564 millions de tonnes.

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Dans son communiqué daté du 10 juillet, le numéro un mondial de l’aluminium avec un chiffre d’affaires de 9,76 milliards de dollars en 2013 (en baisse de 10,4% sur un an), indique tabler sur une mise en exploitation de la mine de bauxite « vers 2016 » avec une capacité de production de 3 millions de tonnes qui pourrait doubler dans un délai non précisé (voir l’encadré).

500 nouveaux emplois

Rusal annonce un investissement de 220 millions de dollars pour la première phase de ce projet, dont la plus grosse partie sera aspirée par la construction d’infrastructures ferroviaires et portuaires.

Une nouvelle route d’environ 25 km sera également réalisée par Rusal pour assurer le transport de la bauxite jusqu’au point de jonction ferroviaire Kamsar-Sangarédi, dans la région de Boké, indique le communiqué qui annonce la création de 500 nouveaux emplois et une hausse considérable des commandes aux sous-traitants locaux.

Un projet revu à la baisse

La convention établissant le projet Dian-Dian, signée en 2001, a fait l’objet d’un amendement fin 2012. Là où la convention initiale tablait sur la construction d’une mine capable de produire 6,6 millions de tonnes de bauxite par an et celle d’une usine d’alumine de 1,2 million tonnes par an durant la première phase du projet, la version amendée ne retient qu’une mine d’une capacité de 3 millions de tonnes (avant fin 2015). La construction de l’usine est elle reportée à la seconde phase du projet avant fin 2019).

L’extension de la capacité de la mine à 12 millions de tonnes durant la seconde phase a été ramenée, dans la version amendée, à 6 millions de tonnes. Enfin, l’augmentation obligatoire des capacités de l’usine d’alumine à 2,4 millions de tonnes par an durant la 3e phase du programme est désormais optionnelle.

Joël Té-Léssia

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