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Présidentielle au Mali : le match Keïta-Cissé aura bien lieu, malgré les contestations de l’opposition

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK, à gauche) et Soumaïla Cissé. © Montage Vincent Fournier/Emmanuel Daou Bakary pour JA

Le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, et le chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, seront bien opposés au second tour de l'élection présidentielle le 12 août, a confirmé mercredi la Cour constitutionnelle malienne, en rejetant les recours introduits par l'opposition.

Les résultats définitifs annoncés par la présidente de la cour constitutionnelle, Manassa Danioko, donnent IBK largement en tête du premier tour avec 41,70% des suffrages. Un score légèrement supérieur aux 41,42% qui lui avaient été attribués le 2 août lors de l’annonce de résultats provisoires par le ministre de l’Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf.

Soumaïla Cissé, qui clamait depuis lors que ces résultats n’étaient « ni sincères, ni crédibles » car entachés de fraudes, a vu son score très légèrement revu à la baisse, puisqu’il a obtenu 17,78% des voix, selon le décompte définitif, contre 17,8% annoncés la semaine dernière.

>>> A LIRE – Présidentielle au Mali : IBK Vs Soumaïla Cissé, le match retour, cinq ans après

Les 18 candidats de l’opposition, dont Soumaïla Cissé, qui ont constitué un « front démocratique contre la fraude » et ont vu leurs espoirs d’une révision des résultats balayés par la Cour constitutionnelle, étaient réunis mercredi soir pour envisager la suite.

Requêtes « irrecevables »

La présidente de la plus haute juridiction du pays a déclaré « irrecevables » les requêtes introduites par l’opposition pour dénoncer des fraudes dans certains bureaux, faute d’avoir été déposées dans les délais, et en a rejeté trois.

Elle a également retoqué les demandes de récusation, qui la visaient, elle, ainsi que d’autres membres de la Cour constitutionnelle, déposées par les trois principaux candidats de l’opposition. Elle a expliqué qu’il n’existe « aucune procédure constitutionnelle de récusation ».

« Cette proclamation de la cour constitutionnelle est sans surprise », a déclaré  un membre de l’entourage de Soumaïla Cissé. « Nous continuons à dénoncer les fraudes manifestes du premier tour et en appelons à la mobilisation et au rassemblement du camp du changement, majoritaire dans le pays », a ajouté ce proche du leader de l’opposition.

« Nous alertons la communauté internationale pour qu’elle prenne ses responsabilités face à ce hold-up électoral », a-t-il également plaidé, au lendemain d’un appel adressé par l’Union européenne pour davantage de transparence et pour que l’accès aux bureaux de vote soit garanti lors du second tour.

« Campagne très courte »

Du côté du gouvernement, on se félicite de « la bonne dynamique en faveur du président ».  Au cours d’une campagne « très courte » de deux jours à peine, le camp d’IBK ira « à la rencontre des Maliens » pour leur expliquer son programme, soit « de consolider les acquis, amplifier les réussites et corriger les manques », a indiqué son porte-parole, Mahamadou Camara

Des rassemblements sont prévus jeudi « dans l’ensemble du pays » et, vendredi, « des caravanes » partiront des différents quartiers de la capitale pour converger vers 17H00 (locale et GMT) place du Cinquantenaire. Le président sortant s’adressera alors à ses militants et aux électeurs, a ajouté le porte-parole d’IBK.

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