Politique

Zimbabwe : l’opposant Nelson Chamisa dénonce une élection « frauduleuse »

Nelson Chamisa. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Nelson Chamisa, le principal rival du président sortant Emmerson Mnangagwa, a dénoncé une élection « frauduleuse, illégale, illégitime », vendredi à Harare. L'opposition conteste la réélection dès le premier tour de l'ancien bras droit de Robert Mugabe.

Quelques heures seulement après la réélection d’Emmerson Mnangagwa dès le premier tour, annoncée par la commission électorale dans la nuit de jeudi à vendredi, Nelson Chamisa a de nouveau revendiqué sa victoire face à la presse, ce vendredi 3 août.

« L’élection a été frauduleuse, illégale, illégitime (…). Nous avons gagné cette élection. Nous sommes prêts à former un gouvernement », a déclaré Nelson Chamisa devant les journalistes, depuis un hôtel de la capitale.

Le candidat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a également accusé le chef de l’État d’avoir « truqué » le scrutin. « Nous allons utiliser tous les moyens » pacifiques pour contester l’élection, a-t-il ajouté, demandant notamment l’aide de la communauté internationale.

Les journalistes chassés par la police

Arrivé deuxième du scrutin remporté dès le premier tour par le président sortant Emmerson Mnangagwa avec 50,8 % des voix selon la commission électorale, Nelson Chamisa avait déjà qualifié ces résultats de « faux ».

Cette conférence de presse avait débuté dans la plus grande confusion. La police anti-émeutes était dans un premier temps intervenue pour chasser les journalistes. Équipés de matériel anti-émeutes, les forces de l’ordre sont entrés dans l’hôtel, ordonnant à la presse de quitter les lieux, avant de finalement laisser place aux représentants de l’opposition qui ont rassemblé à nouveau les journalistes.

Six morts

À l’annonce des résultats dans la nuit de jeudi à vendredi, les rues de la capitale Harare et du fief de l’opposition, Bulawayo, au sud du pays, étaient quasiment désertes. Des militaires étaient visibles à des points névralgiques d’Harare.

Mercredi, après que le gouvernement a prévenu qu’il ne « tolérerait » aucune contestation, les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles lors d’une manifestation de l’opposition dénonçant les fraudes du scrutin. Au moins six personnes ont été tuées.

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