Politique économique

Côte d’Ivoire – Burkina Faso : Ouattara et Kaboré passent en revue leurs projets communs

Rencontre entre les présidents ivoirien, Alassane Ouattara, et burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, le 29 janvier 2016, à Addis-Abeba. © Facebook / Présidence Côte d'Ivoire.

Les nombreux projets de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont été passés au peigne fin par les présidents et les gouvernements ivoiriens et burkinabè lors du 7e TAC, le 27 juillet à Yamoussoukro.

Les gouvernements ivoirien et burkinabè étaient réunis à Yamoussoukro, le 27 juillet, pour le 7e sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC). Une occasion d’examiner les avancées des projets communs aux deux pays, parmi lesquels l’augmentation de la fourniture d’électricité de Côte d’Ivoire au Burkina Faso ou encore  l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, relate un communiqué de la présidence ivoirienne.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé dans son discours d’ouverture un objectif de fourniture de 90 MW au Burkina d’ici la fin de l’année. Il a également rappelé que les travaux autoroutiers sur la section Yamoussoukro-Tiébissou ont démarré le 2 octobre 2017 et se poursuivent.  L’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, longue de plus de 1 300 kilomètres pour environ 1 200 milliards de F CFA (1,83 milliard d’euros), est l’un des projets phares du TAC. Elle doit permettre d’accroître les échanges entre les deux pays.

Le chef d’État ivoirien s’est aussi réjoui de l’entrée en service du Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de la Léraba, à la frontière des deux pays.

Par ailleurs, les deux gouvernements se sont  félicité de l’opérationnalisation d’un Fonds d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè pour l’insertion des jeunes (Facibij), qu’ils ont alimenté chacun à hauteur de 100 millions de francs CFA (152 450 euros).

Lenteurs

Alassane Ouattara a en revanche déploré la lenteur dans la mise en œuvre de certains projets, parmi lesquels la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Kaya. Cette ligne doit être prolongée jusqu’à Tambao, dans le Sahel burkinabè, afin de faciliter l’exploitation du manganèse, réputé à forte teneur dans cette zone du pays. Alassane Ouattara a également pointé le retard des travaux de matérialisation de la frontière et le manque d’avancement dans la résolution de l’épineuse gestion des agriculteurs burkinabè expulsés du parc du Mont Péko.

De son côté, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a réclamé dans son discours la mise en place de mécanismes opérationnels pour gérer les projets structurants entre les deux pays. Il a également appelé à « susciter l’accompagnement » de partenaires techniques et financiers

Les problèmes sécuritaires, notamment la menace terroriste qui plane sur les deux pays, sont également revenus au centre des échanges. Pour une meilleure collaboration sécuritaire, il a été convenu d’un renforcement du partage d’informations et de renseignements.

Les deux États ont en outre entériné des accords dans les domaines de la promotion de la Jeunesse, de l’économie numérique et de la poste, de la culture et du cinéma, mais aussi de la promotion et de l’autonomisation de la femme.

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