Agroalimentaire

Maroc : les bons rendements agricoles réjouissent Aziz Akhannouch

Récolte de blé à Cherafat, à 300 km de Rabat. © Adel Hana/AP/SIPA

Une production céréalière en hausse de 7,3 % et des rendements qui bondissent de 27 % : lors de sa dernière sortie médiatique, le ministre marocain de l'Agriculture s'est montré enchanté des résultats de la campagne agricole 2017-2018.

Les bonnes nouvelles ne sont pas si fréquentes pour le ministre marocain de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, qui se fait de plus en plus discret depuis la campagne de boycott qui a touché trois marques au Maroc – dont les stations-services Afriquia, qu’il possède.

Aussi, le 24 juillet, ne s’est-il pas privé d’associer à l’annonce de la signature du nouvel accord de pêche avec l’Union européenne le commentaire des bons résultats de la campagne céréalière 2017-2018. « C’est une année exceptionnelle !», a-t-il assuré.

En effet, la production a atteint 103 millions de quintaux, ce qui représente une progression de 7,3 % par rapport à la saison précédente. Les récoltes se répartissent entre le blé tendre (49,1 millions de quintaux), le blé dur (24,2 millions de quintaux) et l’orge (29,2 millions de quintaux).

Si les bons résultats de la production étaient attendus, au moins depuis le mois d’avril, on tablait alors plutôt sur une hausse de 3 % par rapport à la récolte précédente. Le ministre s’est dit particulièrement satisfait du rendement des terres marocaines cette année. En effet, chaque hectare a produit en moyenne 22,9 quintaux. Un record par rapport ce que le pays a toujours connu. Ce taux représente 27 % de progression en comparaison avec la récolte de l’année dernière.

Une saison sauvée par les pluies

Même la campagne 2014-2015, avec ses de 115 millions de quintaux, n’avait fait mieux. Et pourtant, la superficie emblavée en céréales a été réduite de 16 % par rapport à la campagne de l’année dernière, soit 4,5 millions d’hectares cultivés contre 5,4 millions précédemment.

Ceci s’explique par l’arrivée tardive des pluies d’automne, qui a retardé le travail des agriculteurs. En octobre et novembre derniers, le ministère de l’Agriculture et les professionnels du secteur craignaient même une saison morte. Des mesures étaient en préparation pour sauver la campagne.

Les observateurs expliquent le bond des rendements par l’utilisation optimale des techniques d’irrigation, à une généralisation de la mécanisation, ainsi qu’à « la très bonne qualité des semences utilisées et de l’ensemble des intrants ». Le ciel a en outre été généreux pendant la période décembre 2017- avril 2018, avec une répartition parfaite dans l’espace et dans le temps. Le cumul des précipitations affiche 402,3 mm contre 362,6 mm pour une campagne normale, soit 11 % de hausse.

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