Politique

Gabon : un remaniement ministériel aux allures de jeu de chaises musicales

Le président gabonnais Ali Bongo Ondimba au sommet Union africaine-Union européenne le 29 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d'Ivoire. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Aucune nouvelle entrée dans la nouvelle configuration du gouvernement gabonais annoncée lundi, mais quelques mutations censées accompagner la dynamique actuelle de la diminution du train de vie de l'État et de la priorité donnée à l'emploi.

Le remaniement, par décret présidentiel, annoncé lundi par le Premier ministre gabonais Emmanuel Issoze Ngondet n’apporte pas de changement majeur, tant il s’apparente à un jeu de chaises musicales.

Julien Nkoghe Bekale, ancien ministre des Petites et Moyennes entreprises et de l’Artisanat, est nommé au ministère du Travail, de l’Emploi, chargé de la Formation professionnelle, en remplacement d’Arnaud Calixte Engandji Alandji. Ce dernier passe au ministère de l’Égalité des chances, de la Jeunesse, chargé des Gabonais de l’étranger.

En ce qui concerne Carmen Ndaot, elle remplace Julien Nkoghe Bekale au ministère des PME et à l’Artisanat, permettant à Estelle Ondo d’occuper désormais la fonction de ministre de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat national. Cette dernière demeurant chargée de la Décennie de la femme.

Primature Gabon

Booster l’économie et diminuer le train de vie de l’État

Ce remaniement ministériel s’inscrit dans la volonté affichée par le gouvernement de booster l’économie et de diminuer le train de vie de l’État, dans un contexte socio-économique globalement difficile. Fin juin, le gouvernement avait annoncé un certain nombre de mesures d’austérité considérées comme une « déclaration de guerre » par les syndicats.


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En tout, quatorze mesures avaient été prises dans la foulée, selon Ike Ngouoni Aila Oyouomi, porte-parole de la présidence. Entre autres : la baisse des revenus des agents publics et des effectifs, le gel des recrutements pendant trois ans, et un audit de la masse salariale, représentant mensuellement 60 milliards de FCFA, soit 59% des recettes fiscales, ont été décidés.

Si l’ambition affichée et les chantiers entamés par le président Ali Bongo Ondimba ont notamment été salués par le Fonds monétaire international (FMI), les attentes auxquelles ce gouvernement remanié devra faire face sont grandes.

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