Défense

Mali : onze jihadistes et un soldat tués dans une « embuscade terroriste » près de Ségou

Des soldats maliens près de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Onze jihadistes ont été tués dimanche dans le centre du Mali dans une « embuscade tendue par des terroristes ». L'armée a perdu un soldat dans l'affrontement.

« Une patrouille de reconnaissance et de sécurisation » de l’armée malienne « est tombée » dimanche « aux environs de 08h00 (heure locale et GMT) dans une embuscade tendue par (des) terroristes dans la forêt de Soumouni, cercle de Macina, région de Ségou » (centre), a indiqué le ministère malien de la Défense dans un communiqué publié sur son site.

« Au cours de cette opération, les FAMA (forces armées maliennes) ont enregistré un mort et un blessé. Côté ennemi, l’on dénombre 11 morts », poursuit le communiqué qui ne donne pas plus de détails.

Une autre attaque dans le nord-est

Par ailleurs, « des hommes armés ont attaqué le 20 juillet le village de Tindinbawen, dans la commune de Ménaka » (nord-est, près de la frontière nigérienne), selon un communiqué du Groupe d’auto-défense Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako) et du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA, issu de l’ex-rébellion à dominante touareg), deux groupes soutenant la force française Barkhane et l’armée malienne.

Les « assaillants ont procédé à l’exécution sommaire de plus de vingt personnes dont des personnes âgées en même temps que les quelques éléments du poste de sécurité de la coalition » Gatia-MSA, affirment le Gatia et le MSA.


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Cette attaque « terroriste » a été perpétrée « par un mouvement signataire de l’accord d’Alger », en mai-juin 2015 pour la paix dans le nord du Mali, a ajouté cette coalition sans préciser le nom de ce mouvement.

Ces incidents sont signalés alors que le premier tour de l’élection présidentielle au Mali doit se dérouler le 29 juillet. Le président Ibrahim Boubacar Keïta brigue un second mandat lors d’un scrutin qui s’annonce d’ores et déjà tendu. Vendredi 20 juillet, l’équipe du chef de file de l’opposition au Mali, Soumaïla Cissé, l’un des principaux candidats à la présidentielle, a dénoncé d’importantes « anomalies » dans le fichier électoral, mettant en garde contre « ce qui s’apparente à une vaste tentative de fraude ».

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