Diplomatie

RDC – Emmanuel Ilunga : « La Belgique nous considère encore comme des personnes colonisées »

Emmanuel Ilunga, ministre délégué en charge des Congolais de l'étranger. © DR

Avenir politique du président Joseph Kabila, moratoire sur le vote des Congolais de l'étranger, rapports tendus entre la RDC et la Belgique... De passage à Paris, Emmanuel Ilunga, ministre en charge des Congolais de l'étranger, s'est confié à Jeune Afrique.

Du haut de son mètre 97, ce natif de Kolwezi, mi-kasaïen, mi-katangais, se voyait « trop mince pour jouer au basket ». Emmanuel Ilunga, 54 ans, s’est alors tourné vers la politique. D’abord comme « syndicaliste » dans des mouvements étudiants à Paris VIII et à Paris X, avant de s’inscrire dans une opposition radicale au régime de Kinshasa. Mais tout ça, c’était hier.

Aujourd’hui, le leader de l’Action républicaine pour le progrès (ARP) a fait le choix de se rapprocher du président Joseph Kabila. Depuis décembre 2016, il est en charge des Congolais de l’étranger : d’abord comme vice-ministre, puis comme ministre délégué. C’est donc naturellement qu’Emmanuel Ilunga, transfuge du Rassemblement de l’opposition né à Genval, a adhéré au Front commun pour le Congo (FCC), la nouvelle coalition électorale lancée à l’initiative du chef de l’État congolais. Mi-juillet, de passage à Paris, le ministre a répondu à nos questions.

Jeune Afrique : Que répondez-vous à ceux qui vous qualifient de « débauché de la République » ?

Emmanuel Ilunga : La politique est dynamique et doit le rester. C’est très dangereux lorsque vous avez des convictions qui ne peuvent pas migrer, évoluer. Vous risquez dans ce cas d’être en décalage avec le temps et l’espace, en croyant que vous avez toujours raison.

Mon combat n’a jamais été contre une personne

J’étais évidemment à Genval et j’ai travaillé pendant trois jours avec les opposants. Nous y avons pris quelques résolutions. Il se trouve que les mêmes résolutions ont été adoptées lors du dialogue du 18 octobre 2016 à la Cité de l’OUA. Il m’a alors semblé inapproprié de continuer à se braquer, car mon combat n’a jamais été contre une personne. Je combattais un système.

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