BTP & Infrastructures

Djibouti/DP World : l’autorité portuaire évoque un demi-milliard de dollars de compensations

Aboubaker Omar Hadi, président de la entre la Djibouti Ports & Free Zones Authority (DPFZA), à la 2e édition du China-Africa Investment Forum, CAIF 2017, à Marrakech, en novembre 2017. © Jean-Michel Ruiz/CAIF pour JA

Après un nouveau communiqué de l'opérateur dubaïote évincé du terminal de Doraleh, le patron de du port de Djibouti, Aboubaker Omar Hadi, s'est dit prêt à négocier et à conclure un arrangement avec DP World d'ici la fin du mois.

La guerre des communiqués entre la Djibouti Ports & Free Zones Authority (DPFZA) et DP World a connu un nouvel épisode le 12 juillet. L’opérateur dubaïote a en effet une nouvelle fois mis en avant le fait que, de son point de vue, le contrat de concession signé entre les deux parties en 2008 pour la gestion du Doraleh Container Terminal (DCT), « demeure juridiquement en vigueur ».

Cette déclaration est intervenue quelques jours seulement, après l’inauguration de la première phase de la Djibouti Free Trade Zone (DIFTZ), le 5 juillet, « en violation de nos droits de gestion exclusifs », selon les termes du communiqué de DP World. Le contrat de concession stipule en effet qu’aucun investissement portuaire ne peut voir le jour à Djibouti sans l’aval de l’opérateur dubaïote.

Dommages et intérêts

Une exclusivité accordée à l’époque par l’ancien patron de l’Autorité portuaire, Abdourahman Boreh, accusé depuis de détournements de fonds publics, et que son successeur, Aboubaker Omar Hadi n’a eu de cesse de dénoncer. Jusqu’à rompre unilatéralement l’accord passé avec l’opérateur portuaire, le 22 février.

Depuis, la DPFZA a repris la gestion directe du DCT, pendant que DP World a de nouveau saisi la Cour d’arbitrage international de Londres. Pour rien, selon Aboubaker Omar Hadi, qui estime que la Cour « n’a aucune compétence puisqu’il n’y a plus de contrat ».

Et pour bien signifier aux Dubaïotes qu’il a définitivement tourné la page, le patron du port veut négocier avec l’opérateur, le montant des dommages et intérêts à lui verser. « Il ne s’agit pas d’une spoliation. Tout le monde doit s’y retrouver », déclare encore Aboubaker Omar Hadi, qui estime à « plus ou moins un demi-milliard de dollars », la somme correspondante aux vingt années de concession restantes. Une solution satisfaisante pourrait être trouvée « avant la fin du mois de juillet », espère le responsables des ports et zones franches de Djibouti.

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