Politique

Force du G5 Sahel : un Tchadien nommé adjoint à l’état-major

Un soldat malien de faction devant l'entrée du G5 Sahel à Sévaré (Mali) le 30 mai 2018. © Sébastien Rieussec/AFP.

Un général de division tchadien a été nommé samedi adjoint à l'État-major de la force antijihadiste du G5 Sahel qui combat les groupes islamistes armés dans la bande sahélo-saharienne, selon la radio d'Etat tchadienne.

Plusieurs fois chef d’État-major particulier au ministère de la Défense du Tchad, le général Oumar Bikimo a été le commandant du contingent tchadien en Centrafrique dans le cadre de l’intervention militaires régionales en Centrafrique en 2006-2007 puis entre 2008 et 2013.

Figure majeure de l’armée tchadienne, il connaît le Mali, où sont stationnés des militaires du G5 Sahel: il est l’ancien commandant des forces tchadiennes déployées en 2013 au Mali dans le cadre de la lutte contre les groupes islamistes, et y a été chef adjoint (2014-2015) des forces onusiennes, la Minusma.


>>> À lire : ONU : pour Antonio Guterres, la mise en place du G5 Sahel « ne progresse pas à la vitesse requise »


Lancée en 2017, la force conjointe du G5 Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso et Niger) est à terme appelée à prendre le relais de la force française Barkhane déployée notamment dans le nord du Mali où elle combat les groupes jihadistes.

Objectif : 5000 militaires

L’objectif – non atteint pour l’heure – est d’avoir 5.000 militaires des cinq pays membres dirigés par un commandement militaire conjoint.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.

Fin juin, un attentat-suicide a frappé le QG de la force, à Sévaré au Mali, faisant trois morts dont deux militaires du G5 Sahel.

Début juillet, le président français Emmanuel Macron a rencontré les dirigeants des pays membres de la Force à Nouakchott (Mauritanie), en marge d’un sommet de l’Union africaine (UA).

« Notre souhait est d’éradiquer dans toute la région le terrorisme » par « la coordination sécuritaire » entre la force conjointe des pays du G5 Sahel, l’opération française Barkhane et la mission de l’ONU au Mali, la Minusma, avait déclaré M. Macron.

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