Sécurité

La France et le Cameroun condamnent l’attentat-suicide contre le QG de la force du G5 Sahel

Un soldat malien du G5 Sahel, groupe qui lutte contre les jihadistes dans la région, à Sévaré (Mali) le 30 mai 2018. © SEBASTIEN RIEUSSEC / AFP

Le président français Emmanuel Macron et son homologue camerounais Paul Biya ont « condamné l'attaque » de vendredi contre le quartier général de la force antijihadiste du G5 Sahel au Mali, avant le voyage du président français en Afrique, a annoncé samedi l'Élysée.

L’attentat-suicide, revendiqué par un groupe jihadiste, a frappé pour la première fois ce quartier général, à Sévaré, dans le centre du Mali, faisant trois morts, à trois jours d’une rencontre entre les dirigeants de cette force et M. Macron.

Lors d’un entretien téléphonique précédant ce voyage, les présidents français et camerounais ont aussi « évoqué la situation dans la région du bassin du lac Tchad et la nécessité de poursuivre la coopération régionale dans le domaine de la lutte contre les actions terroristes du groupe Boko Haram », selon un communiqué.

« Cet entretien a permis d’évoquer les sujets à l’ordre du jour du sommet de l’Union africaine et l’enjeu des migrations. Le président de la République a marqué son soutien à l’action menée par l’Union africaine pour la résolution des crises en Afrique », ajoute le communiqué.

M. Macron sera de lundi à mercredi en Afrique. Il se rend d’abord en Mauritanie pour participer au sommet de l’Union africaine (UA), qui commence dimanche, et faire le point sur la lutte anti-terroriste au Sahel, avant d’effectuer une visite au Nigeria.

En marge du sommet de l’UA, M. Macron doit rencontrer à Nouakchott ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad.

La France, qui conduit dans la région l’opération antijihadiste Barkhane, soutient la force du G5 Sahel, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par des problèmes de financement, malgré des promesses de quelque 420 millions d’euros, et des accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a également condamné samedi l’attentat contre le QG de la force conjointe à Sévaré, en soulignant dans un communiqué que la France se tenait « à la disposition des autorités maliennes et du G5 pour apporter, s’ils le souhaitent, notre soutien et expertise en vue de renforcer la sécurité du camp ».

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