Analyses

[Mondial 2018] : Tunisie – Belgique : Naïm Sliti veut « faire le match parfait »

Naïm Sliti face au joueur anglais Jesse Lingard lors du premier match de la Tunisie au Mondial 2018, le 18 juin. © Frank Augstein/AP/SIPA

Les Aigles de Carthage disputent leur deuxième match du Mondial 2018 en Russie face à la Belgique, samedi. La Tunisie n'a pas le choix : elle doit s'imposer pour continuer à croire en la qualification.

Battue par l’Angleterre lundi dernier (1-2), la Tunisie devra obligatoirement faire un résultat samedi 23 juin à Moscou face à la Belgique. Naïm Sliti, le milieu de terrain des Aigles de Carthage a accepté pour Jeune Afrique d’évoquer ce match décisif pour la sélection nord-africaine.

Jeune Afrique : Le groupe a-t-il bien digéré la défaite concédée lundi contre l’Angleterre (1-2), à cause d’un but d’Harry Kane encaissé lors du temps additionnel ?

Naïm Sliti : Le scénario était cruel, car on pensait obtenir un point. C’est toujours frustrant de perdre dans les dernières minutes. On a beaucoup donné, mais il faut reconnaître que la victoire des Anglais est logique. C’est une des meilleures équipes de cette Coupe du monde. La Tunisie a réussi à montrer de bonnes choses lors de cette rencontre, même si nous avons commis des erreurs. Les vingt premières minutes ont été difficiles. Il y avait peut-être trop d’émotion. C’était pour nous le premier match de Coupe du monde.


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La Belgique est considérée comme un des outsiders de cette Coupe du Monde. Et son jeu ne ressemble guère à celui de l’Angleterre…

J’ai regardé le match des Belges face au Panama (3-0). Ils ont surtout été impressionnants en seconde période. Offensivement, c’est très fort. C’est une équipe qui pratique un football technique, tourné vers l’attaque. Nous savons très bien que ce sera très compliqué. Mais je pense que le jeu de la Belgique nous convient mieux. La Tunisie est plus à l’aise face à ce genre d’équipe qui mise sur la technique. Contre l’Angleterre, c’était difficile physiquement ; on a beau bien se préparer, je peux vous dire qu’ils sont impressionnants. Ce sont vraiment des monstres physiquement. Les joueurs arabes ne misent pas sur le physique, mais sur la technique.

Les occasions, on sait se les procurer

Face aux Anglais, la Tunisie n’a-t-elle pas trop voulu construire ?

C’est notre jeu. On aurait peut-être pu davantage jouer dans la profondeur, puisque les Anglais évoluaient avec une défense à trois. On a essayé de le faire, mais pour nous, ce n’est pas un style qui nous convient. C’est pour cela que je pense que nous serons plus à l’aise samedi contre la Belgique. De toute manière, nous savons que pour obtenir un résultat, il faudra être vraiment au top. Faire le match parfait. Si nous voulons avoir une chance de nous qualifier, cela passe par une victoire. La Tunisie a les qualités pour le faire. Les occasions, on sait se les procurer. Il faut juste que nous soyons plus réalistes.

Vous avez perdu Mouez Hassen, votre gardien, blessé à une épaule contre l’Angleterre. Et certains cadres, tels Ali Maâloul, Amine Ben Amor ou Wahbi Khazri semblent encore à court de rythme…

La blessure de Mouez est un coup dur, mais vous avez pu constater que Farouk Ben Mustapha est un excellent gardien, il l’a encore prouvé quand il est entré contre l’Angleterre. Pour Maâloul, Khazri et Ben Amor, ils seront prêts samedi. Ce sont des joueurs importants pour le groupe. Ils ont été blessés avant la Coupe du monde. On compte sur eux. Ce match face aux Belges, nous devrons le disputer sans complexe !

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