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Cet article est issu du dossier «Mali : sur un air de campagne présidentielle»

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Elections

Présidentielle au Mali – Modibo Sidibé : « Le mandat d’IBK a été un échec »

Modibo Sidibé, ex-Premier ministre malien, le 8 novembre 2017 à Paris. © Vincent Fournier/Jeune Afrique

Ancien Premier ministre sous la présidence d'Amadou Toumani Touré, Modibo Sidibé sera l'un des principaux candidats à la présidentielle du 29 juillet. Opposant à IBK depuis le début de son mandat, il dresse un bilan peu flatteur du président sortant et en appelle à la refondation de l'État malien. Interview.

Cette fois, il entend être plus qu’un outsider. Après avoir terminé quatrième du premier tour de l’élection présidentielle de 2013, avec près de 5 % des voix, Modibo Sidibé espère jouer les trouble-fêtes dans le duel annoncé entre Ibrahim Boubacar Keïta et son principal opposant, Soumaïla Cissé.

Dans l’opposition depuis 2013, le président des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE An Ka Wuli) milite pour l’alternance. Cette vieille figure de la politique malienne – il a été ministre de la Santé et des Affaires étrangères d’Alpha Oumar Konaré, puis secrétaire général et Premier ministre d’Amadou Toumani Touré – a notamment rejoint la « Convention des bâtisseurs », une coalition d’opposition qui entend incarner une troisième voie entre IBK et Cissé.

Jeune Afrique : Quels sont les principaux échecs que vous reprochez à Ibrahim Boubacar Keïta ?

Modibo Sidibé : De façon générale, le mandat qui s’achève est un échec. IBK n’a pas su rassembler les Maliens pour faire émerger une solution malienne de sortie de crise. Les différents éléments qui permettaient de faire en sorte que le Mali se redresse n’ont pas été rassemblés. L’insécurité s’est aggravée et s’est étendue. Un accord de paix a été signé, mais il n’a malheureusement pas permis de stabiliser la situation. Il n’y a pas eu de direction stratégique dans sa mise en œuvre.

Tout le mandat a été marqué par cette absence de leadership. Or cela ne pouvait venir que du président de la République. Aujourd’hui, la situation est extrêmement difficile. Le centre du Mali s’est embrasé. Les conflits communautaires sont en passe d’y devenir des conflits ethniques. Sur le plan économique, la situation est très précaire pour les Maliens. Les profits de la croissance ne sont pas redistribués et les jeunes n’ont pas de perspectives d’emploi.

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