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Algérie : Ouyahia soutient la candidature de Bouteflika à un cinquième mandat

Abdelaziz Bouteflika, le 9 avril 2018 à Alger. © REUTERS/Ramzi Boudina

Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND (Rassemblement national démocratique) et Premier ministre depuis l’été 2017, a annoncé que son parti soutiendra officiellement la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat.

« Je suis heureux de constater notre Conseil national entend appeler le moudjahid Abdelaziz Bouteflika à poursuivre sa mission et son sacrifice au service de l’Algérie. » Le Premier ministre algérien a fait cette annonce en ouverture des travaux d’une session ordinaire du Conseil national du RND. Jusque-là réservé sur la question, Ahmed Ouyahia a précisé que « le temps était venu de se positionner clairement et publiquement » dans la perspective de l’élection présidentielle prévue au printemps 2019.

Ce soutien à un éventuel cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika doit encore être consolidé par une résolution du Conseil national, qui doit être entérinée vendredi 22 juin. Ahmed Ouyahia a affirmé que les membres de cette instance, souveraine entre deux congrès, voteront « à l’unanimité » en faveur de cette motion.

Il a aussitôt déclaré que le RND « reste fidèle au chef de l’État » en exercice depuis bientôt 20 ans et qu’« il est dans l’intérêt général de lui permette de rester aux commandes du pays ».


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Préparer l’opinion publique

Le RND, levier solide de la coalition présidentielle, emboîte ainsi le pas au FLN qui, de son côté, prépare l’opinion publique à cette option depuis plusieurs mois. Avec l’adhésion du parti du Premier ministre, la candidature du président Bouteflika à sa propre succession devient une certitude.

Dans le même temps, de plus en plus de personnalités, notamment politiques, incitent le président algérien à renoncer à un nouveau mandat, mettant en avant son âge – 81 ans –  et son état de santé, Abdelaziz Bouteflika souffrant de séquelles importantes et irrémédiables dues à un AVC. Autre argument avancé par les opposants à un cinquième mandat : la Constitution – révisée en 2016 –  limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

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