Sécurité

Mali : le groupe jihadiste de Iyad Ag Ghaly diffuse une vidéo d’une otage française

Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Eddine, allié à Aqmi © Capture d'écran/Image de propagande

Âgée de 75 ans, Sophie Pétronin avait été enlevée à Gao le 24 décembre 2016 par des hommes armés qui se sont ensuite revendiqués de la coalition jihadiste Nusrat al-Islam Wal Muslimin (« Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans »), dirigée par le Malien Iyad Ag Ghaly.

« C’est quand même une bonne nouvelle, une vraie preuve de vie qu’on attendait depuis un an et demi. On peut dire aujourd’hui qu’elle est vivante, même si son état de santé apparaît fragile et précaire », a déclaré jeudi l’un des neveux de Sophie Pétronin, Lionel Granouillac.

Dans cette vidéo que rien ne permet de dater et qui dure environ sept minutes, Sophie Pétronin s’adresse à son fils Sébastien, dont elle écoute avec un téléphone portable une interview radio enregistrée. Elle s’adresse ensuite au gouvernement français puis au président Emmanuel Macron, en indiquant que la date d’enregistrement de cette vidéo est le 7 juin 2018, selon ces images reprises par SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance jihadiste.

Iyad Ag Ghaly, ennemi public n°1

Âgée de 75 ans, Sophie Pétronin, qui dirigeait au Mali une association d’aide aux orphelins, avait été enlevée à Gao le 24 décembre 2016 par des hommes armés. Aucun groupe n’avait revendiqué le rapt, jusqu’à ce qu’en juillet 2017, la coalition jihadiste Nusrat al-Islam Wal Muslimin (« Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ») diffuse une vidéo montrant six étrangers enlevés au Mali et au Burkina Faso entre 2011 et 2017, dont Sophie Pétronin.

Cette alliance jihadiste sahélienne, liée à Al-Qaïda, est dirigée par le Malien Iyad Ag Ghaly, le chef jihadiste le plus recherché de la région. La coalition du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans , qui rassemble Ansar Eddine, Al Mourabitoune ainsi que la Katiba Macina, a également revendiqué la double attaque d’Ouagadougou de mars 2018 ayant fait huit morts et 80 blessés. En juin 2017, le groupe avait par ailleurs revendiqué l’attaque menée contre l’écolodge Kangaba, près de Bamako au cours de laquelle trois militaires, deux civils et trois assaillants avaient péri.

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