Société

Afrique du Sud : deux personnes tuées dans une mosquée, l’assaillant abattu

Prière à la mosquée Nizamiye de Midrand, à Johannesburg, le 16 mai 2018. © AFP

Deux personnes ont été tuées à coups de couteau jeudi 14 juin dans une mosquée de Malmesbury, dans le sud-ouest de l'Afrique du Sud, un mois après une attaque similaire. L'assaillant a été abattu par la police.

Prévenue par des fidèles, la police est intervenue tôt le 14 juin dans cette mosquée de la ville, située à une soixantaine de kilomètres au nord de la mégapole touristique du Cap. Elle y a découvert les corps de deux personnes mortellement blessées à l’arme blanche.

« Le suspect âgé d’une trentaine d’années, armé d’un couteau, a chargé la police qui tentait de le persuader de se rendre », a déclaré Noliyoso Rwexana, porte-parole provinciale de la police. « Il a ignoré cette demande, il a essayé d’attaquer la police et a été abattu ». Le suspect a blessé deux autres personnes, qui ont été hospitalisées.

Deuxième attaque en un mois

Aucun détail n’était immédiatement disponible sur les motivations de l’auteur présumé des faits. Selon des médias sud-africains, ce dernier serait de nationalité somalienne, une information que la police s’est refusée à commenter.

Cette attaque intervient un mois après une attaque similaire dans une mosquée chiite de Verulam, au nord de Durban (nord-est), où trois personnes non identifiées armées de couteaux avaient égorgé un homme et en avaient poignardé deux autres.

Les trois assaillants sont toujours en fuite. Quelques jours après le drame de Verulam, la police avait retrouvé un engin explosif dans cette même mosquée.

La communauté chiite victime d’une « campagne de haine »

Le mobile de cette précédente attaque n’a toujours pas été éclairci mais selon la police, elle portait des « signes d’extrémisme ». Un responsable de la communauté musulmane en Afrique du Sud, Moulana Aftab Haider, avait également affirmé que l’attaque portait « les caractéristiques d’une organisation terroriste comme (le groupe) État islamique ».

La communauté chiite sud-africaine est victime depuis huit mois d’« une campagne de haine dans des mosquées, sur des radios et sur les réseaux sociaux », avait-il ajouté.

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