Analyses

Mondial 2018 – Matches amicaux : le Maroc prospère, le Sénégal progresse, la Tunisie promet…

Pendant les matchs préparatoire au Mondial 2018 en Russie. © MAbdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Après les premières rencontres de mars, les cinq sélections africaines qualifiées pour le Mondial 2018 en Russie ont disputé chacune trois matches amicaux en mai et juin. État des lieux.

Le Maroc invaincu

DR / Capture d’écran Youtube

Déjà plutôt convaincant en mars face à la Serbie (2-1, buts de Ziyech et Boutaïb) et l’Ouzbékistan (2-0, buts d’El Kaabi et Da Costa), le Maroc a confirmé lors des trois derniers matches qu’il a disputés en Europe. Après une prestation très quelconque contre l’Ukraine (0-0, le 31 mai à Genève), lors d’une rencontre ternie par l’envahissement de la pelouse par des supporteurs des Lions de l’Atlas, les deux dernières sorties ont été nettement plus abouties.

Toujours à Genève, et grâce à des buts d’El Kaabi et Belhanda, le Maroc a d’abord battu la Slovaquie 2-1 (le 4 juin), cinq jours avant un ultime succès en Estonie (3-1, Belhanda, Ziyech sur penalty, En-Nesry). Les Marocains ont cependant été privés de leur défenseur latéral droit Nabil Dirar (Fenerbahce Istanbul), touché à un mollet et dont la présence face à l’Iran le 15 juin semble très compromise. Quant à El Kaabi, meilleur buteur du CHAN, il a marqué des points auprès d’Hervé Renard.


>>> Lire aussi : Mondial 2018 : Aigles, Pharaons et Lions à l’assaut de la Russie


Prometteuse Tunisie

Hassene Dridi/AP/SIPA

La Fédération Tunisienne de Football (FTF) avait choisi des adversaires plutôt huppés pour aborder la dernière ligne droite de la préparation, après les deux succès de mars contre l’Iran (1-0, Mohammadi csc) et le Costa Rica (1-0, Khazri). Cela a commencé le 28 mai à Braga, où les Aigles de Carthage, menés (0-2) par le Portugal champion d’Europe en titre, est revenu à égalité grâce à Badri et F. Ben Youssef. Puis le 1er juin à Genève contre la Turquie (2-2, Badri et Sassi)), la Tunisie a laissé échapper une troisième victoire en 2018 en concédant un but dans les dernières secondes. Et le 9 juin à Krasnodar, elle a craqué à cinq minutes de la fin de son match contre l’Espagne (0-1), un des favoris de la Coupe du monde, après une prestation convaincante. Durant ces trois derniers matches, Nabil Maâloul a été privé de Wahbi Khazri, blessé, mais il a pu compter de nouveau sur Ali Maâloul et d’Amine Ben Amor, enfin rétablis.


>>> Retrouvez notre rubrique spécial Mondial 2018


Inégal Sénégal

Sunday Alamba/AP/SIPA

Contrairement à d’autres sélections africaines, confrontées aux soucis physiques de certains de ses cadres, le Sénégal a été épargné par ce genre de problème, puisque Kara Mbodj (Anderlecht), blessé depuis le début de l’année, est opérationnel. Le défenseur avait manqué les matches de mars (Ouzbékistan 1-1, but de Konaté et Bosnie-Herzégovine 0-0). Le 31 mars, sans Sadio Mané, mis au repos par Aliou Cissé après la finale de la Ligue des Champions perdue par Liverpool face au Real Madrid (1-3), les Lions de la Teranga, malgré une grosse domination, n’avaient pas réussi à s’imposer au Luxembourg (0-0). Le 8 juin, avec leur star, ils concédaient même leur première défaite de l’ère Cissé en Croatie (1-2, but de Sarr), malgré une prestation intéressante. Le succès obtenu le 11 juin à Grödig (Autriche) face à la Corée du Sud (2-0, buts de Shin-wok contre son camp et de Konaté sur penalty) a confirmé la montée en puissance des Sénégalais.

L’Égypte orpheline de Salah

Nariman El-Mofty/AP/SIPA

La blessure à l’épaule de Mohamed Salah en finale de la Ligue des Champions le 26 mai dernier contre le Real Madrid (1-3) après une faute pleine de vice de Sergio Ramos avait plongé l’Égypte dans l’inquiétude. L’attaquant de Liverpool et des Pharaons ne jouera pas face à l’Uruguay le 15 juin. Sans lui, les vice-champions d’Afrique, déjà battus en mars par le Portugal (1-2, but de… Salah) et la Grèce (0-1) n’ont pas franchement brillé. Après un nul au Koweït de 25 mai (1-1, but d’Ashraf), ils ont obtenu un bon résultat contre la Colombie à Bergame (0-0), avant de sombrer le 6 juin à Bruxelles face à l’armada offensive des Diables Rouges belges (0-3). On savait l’Égypte peu portée sur l’offensive. On l’a vue également en difficulté sur le plan défensif, un de ses points forts. Hector Cuper, son sélectionneur, a encore des choses à résoudre.

Le Nigeria ne gagne plus

Sergey Pivovarov/AP/SIPA

On avait quitté les Super Eagles en mars dernier avec une impression plutôt positive, après le succès en Pologne (1-0, but de Victor Moses sur penalty) et un échec contre la Serbie à Londres (0-2). Avant l’entrée en lice des champions d’Afrique 2013 le 16 juin face à la Croatie, celle laissée lors des matches amicaux de cette fin de printemps est moins prometteuse. On passera volontiers sur la défaite concédée le 22 mai à Uyo contre l’Atlético Madrid (2-3), avec une équipe C. Avec un effectif (presque) au complet, les Nigérians ont été d’abord tenus en échec par une RD Congo très diminuée le 28 mai à Port-Harcourt (1-1, but de Troost-Ekong), avant d’être battu en Angleterre (1-2, but d’Iwobi) et à Schwechat (Autriche) par la République Tchèque (0-1), les 2 et 6 juin. Gernot Rohr, leur sélectionneur, et qui n’a pas eu à déplorer de gros problèmes physiques dans son effectif, a admis qu’il y avait encore du travail.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€