Agroalimentaire

Bénin : fort rebond de la production de coton en 2017-2018

Un exploitant de coton béninois et son champs © Jacques TORREGANO pour Jeune Afrique

Au Bénin, la production de coton a atteint en 2017-2018 son plus haut niveau jamais enregistré. Le gouvernement se félicite de la « renaissance de la filière ».

C’est un envol. Avec une production de 597 986 tonnes en 2017-2018, le secteur cotonnier a connu une croissance de 222 % en volume par rapport à la campagne 2015-2016, où la production s’établissait à 269 222 tonnes. Les surfaces emblavées sont également en hausse, passant de 306 808 hectares il y a deux ans à 530 145 hectares cette année. Le rendement à l’hectare a progressé de 4,6 % cette année pour s’établir à 1 128 kg à l’hectare.

Selon le gouvernement, ces chiffres illustrent le succès des « réformes engagées dans le secteur, des mesures d’assainissement prises aux fins de la relance de la filière de même que la formation des producteurs sur les technologies d’amélioration de la fertilité des sols ».

236,3 millions d’euros pour l’économie béninoise

La production de coton a permis de générer un revenu de 155 milliards de francs CFA (236,3 millions d’euros), dont 92 milliards directement versés aux producteurs et autres prestataires de services du secteur.

Les transporteurs ont perçu plus de 47 milliards de francs CFA, tandis que les manutentionnaires, transitaires et autres contrôleurs ont touché 9,5 milliards de francs CFA. Subventionnant fortement le secteur depuis l’élection de Patrice Talon, l’État béninois a même levé 11 milliards de FCFA en taxant la production cotonnière.

La « renaissance de la filière »

Le Conseil des ministres, réuni en session hebdomadaire mercredi 6 juin, s’est félicité de la « renaissance de la filière ». Avec les sommes perçues, « les producteurs arrivent à s’approvisionner en engrais pour les cultures vivrières. De ce fait, il est noté un accroissement concomitant de la production vivrière, toutes choses qui vont se bonifier davantage avec l’augmentation annoncée du prix d’achat du coton graine aux producteurs dès la campagne 208-2019 », précise le compte rendu du Conseil des ministres.

Avec ses 19 usines d’égrenage, la capacité annuelle totale du pays s’élève à 600 000 tonnes. Le gouvernement se dit conscient de la « possibilité d’un dépassement du niveau d’égrenage actuel ». En conséquence, le ministre de l’Industrie et du Commerce a demandé l’autorisation de l’implantation d’une 20e usine d’égrenage dans le pays.

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