Politique

Burkina : le général Gilbert Diendéré hospitalisé après un malaise

Le général burkinabè Gilbert Diendéré, leader présumé du coup d'Etat manqué à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 23 septembre 2015. © STR/AP/SIPA

Le général Diendéré a été hospitalisé samedi 2 mai à la Polyclinique internationale de Ouagadougou à la suite d'un malaise. Son état n'inspire toutefois pas d'inquiétude aux médecins et il devait regagner la Maison d'arrêt et de correction des armées (Maca) dès ce mardi.

Il a quitté la Maison d’arrêt et de corrections des armées (Maca) samedi 2 juin dans la soirée après y avoir fait un malaise. Hospitalisé à la Polyclinique internationale de Ouagadougou, dans le quartier huppé de Ouaga 2000, le général Gilbert Diendéré y a passé une série d’examens médicaux.

Selon une source officielle, il souffrirait de « problèmes pulmonaires » mais son cas ne suscite pas l’inquiétude du corps médical qui l’a pris en charge. L’auteur du coup d’État manqué en septembre 2015 et ex-chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré devait rester en observation jusqu’à mardi et regagner sa cellule de la Maca dans la journée, si son état le permet. Depuis son placement en détention préventive, c’est la première fois que Gilbert Diendéré, 57 ans, connaît des problèmes de santé.


>>> A LIRE – Burkina : quand Diendéré tente de justifier « le coup d’État le plus bête du monde »


Procès sans cesse suspendu

Le général Diendéré est le principal accusé du procès du putsch manqué, sans cesse suspendu depuis son ouverture, en février dernier. La prochaine audience a été fixée au 12 juin, à la demande des avocats commis d’office qui souhaitaient disposer de davantage de temps pour mieux s’imprégner de ce dossier tentaculaire.

Parmi ses 83 co-accusés figure Djibrill Bassolé, l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré. Suspecté de complicité avec les putschistes et de collusion avec des forces étrangères, Bassolé a un temps été emprisonné à la Maca avec Gilbert Diendéré. Souffrant de problèmes cardiaques, lui aussi avait effectué un court séjour à la Polyclinique internationale de Ouagadougou avant de bénéficier, en octobre 2017, d’un placement en résidence surveillée dans une villa d’État à Ouaga 2000.

 

Fermer

Je me connecte