Entreprises & marchés

Maroc : Salaheddine Mezouar nouveau patron des patrons

Salaheddine Mezouar, en mai 2013, favori dans la course à la présience du CGEM. © Hassan OUAZZANI Pour Jeune Afrique

Salaheddine Mezouar a été élu mardi 22 à la tête de la principale organisation patronale du Maroc, où il succède à Miriem Bensalah Chaqroun pour un mandat de trois ans. Le credo qu'il affiche : mettre son expérience politique au service des patrons et relever le défi de l'emploi.

C’est devant une salle comble que Salaheddine Mezouar et son collistier, Faïçal Mekouar, ont été élus en tant que, respectivement, président et vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), mardi 22 mai. Le duo a raflé 77,96% des suffrages exprimées, reportant l’élection haut la main sur son challenger Hakim Marrakchi et sa colistière Assia Benhida Aïouch.

« C’est un moment d’histoire », a lancé Mezouar juste après la proclamation des résultats. « Nous allons aborder une nouvelle étape dans laquelle on doit se retrousser les manches, car les défis sont multiples. »

« La CGEM est sortie gagnante de ce processus électif « , s’est félicité pour sa part Fayçal Mekouar, qui affrime vouloir désormais « encourager la formation et l’éducation dans [son] pays ».

Ancien ministre et hommes de réseaux

Ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Conférence sur le Climat Cop 22, c’est un diplomate qui vient d’être élu à la tête de la CGEM, doublé d’un fin politicien. Il a dirigé le Rassemblement national des indépendants (RNI, majorité) de 2010 à 2016 avant de céder sa place à l’homme d’affaires Aziz Akhannouch.

Derrière la cause de l’entreprise, il y a la cause du pays, du développement

Homme de réseaux, il a mené une campagne remarquée dans différentes régions du Maroc pour se faire élire. Le tandem concurrent, formé du duo Marrakchi-Benhida, n’a pas économisé ses efforts lors de cette campagne.

À 65 ans, Mezouar a déjà dirigé des sociétés mais n’a jamais été patron d’entreprise. Cela ne l’a cependant pas empêché d’emporter les voix des patrons marocains. Aussitôt élu, il s’est engagé à mettre en oeuvre le programme qu’il a proposé, avec en priorité la promesse de mettre au service des entreprises son expérience politique. « Derrière la cause de l’entreprise, il y a la cause du pays, du développement. Il y a l’envie d’offrir un emploi à chaque marocain », a-t-il déclaré.

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