Moody’s abaisse la note de l’Angola

Par AFP

Vue de Luanda, la capitale de l'Angola. © Reuters.

L'agence de notation Moody's a abaissé vendredi la note de l'Angola d'un cran à "B3" en raison notamment de la dégradation de la situation budgétaire et de la hausse de la dette.

La note est désormais assortie d’une perspective stable ce qui veut dire qu’elle ne devrait pas devoir être abaissée de nouveau prochainement. Moody’s avait placé la note sous revue en février.

La perspective stable reflète les perspectives d’amélioration à terme de la situation en raison d’une hausse de la production de pétrole dans un contexte d’augmentation des cours de l’or noir ce qui devrait alléger les pressions s’exerçant sur les liquidités du pays et le service de la dette.

Les réformes engagées par le nouveau gouvernement et la possibilité d’un programme du Fonds monétaire international devraient également contribuer à la stabilité macroéconomique en 2018-2019.

Moody’s a néanmoins décidé d’abaisser la note en raison de l’importance des besoins de financement du gouvernement angolais qui vont rester élevés à quelque 20% du Produit intérieur brut sur la période 2018-2019, même si cela devrait ensuite décliner si les mesures économiques envisagées sont appliquées.

Développer les investissements

Le service de la dette extérieure va augmenter en 2018 à 5,9% du PIB pour 3,1% en 2017. L’objectif du gouvernement est de développer les investissements puis de transférer progressivement le fardeau de la dette des investisseurs étrangers vers des investisseurs nationaux et de réduire les besoins de financement par le biais de la consolidation budgétaire.

Les effets d’une telle politique pourraient toutefois prendre du temps avant de se concrétiser et, en attendant, l’Angola reste vulnérable à des hausses de taux sur le marché de la dette et à des changements dans le sentiment des investisseurs.

Le nouveau président angolais Joao Lourenço, au pouvoir depuis septembre, a fait de la relance de l’économie et de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités.

Le pays, deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, traverse depuis plusieurs années une crise provoquée par la chute des cours du brut en 2014, de très loin sa principale ressource.

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