La SADC salue « les progrès remarquables » réalisés en RDC

Par Jeune Afrique

Le président Joseph Kabila en juin 2016. © John Bompengo/AP/SIPA

Plusieurs chefs d’État, dont le président congolais Joseph Kabila, étaient réunis mardi à Luanda, en Angola, à l’occasion d’un sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). La rencontre s’est notamment attardée sur la situation en République démocratique du Congo.

Avec les départs récents des présidents Jacob Zuma et Robert Mugabe, deux soutiens de poids du régime de Joseph Kabila, beaucoup imaginaient que la SADC allait hausser le ton vis-à-vis de Kinshasa. En pure perte, si l’on en juge le communiqué final de la rencontre organisée le mardi 24 avril dans la capitale angolaise.

« Le sommet a pris note des progrès remarquables réalisés en République démocratique du Congo », estime ainsi l’organisation régionale, qui salue également « les progrès réalisés dans la mise en oeuvre de l’Accord politique de décembre 2016 et dans le respect du calendrier établi pour les élections se tenant le 23 décembre 2018 ».

En conséquence, les chefs d’État présents à Luanda ont finalement renoncé à dépêcher un envoyé spécial à Kinshasa. Une décision prise initialement en août 2017, mais qui avait jusqu’à présent achoppé sur le refus du président Kabila d’y donner suite.

« Des élections pacifiques et crédibles »

Aucune mention n’a été faite dans le communiqué des intentions de Joseph Kabila en vue du prochain scrutin présidentiel – auquel il ne peut concourir selon les termes de la Constitution. La SADC a seulement « invité tous les acteurs politiques de rester attachés à la mise en oeuvre du calendrier électoral et de veiller au maintien d’un climat propice à la tenue des élections pacifiques et crédibles ».

Ce texte aux allures de satisfecit contraste avec les vives critiques exprimées ces derniers temps par le Botswana (également membre de la SADC, mais non-présent lors du sommet de mardi), qui a clairement appelé à l’alternance politique en RDC.

Un rapport « plus que positif »

D’après RFI, qui cite une source présente sur place, la souplesse du communiqué vis-à-vis de Kinshasa s’expliquerait par le rapport « plus que positif » remis avant le sommet par la secrétaire exécutive de la SADC, la Tanzanienne Stergomena Lawrence Tax.

Présente à Kinshasa, à l’occasion de l’ouverture la semaine dernière d’un bureau de liaison de la SADC dans la capitale congolaise, elle avait déjà salué le gouvernement et la Commission électorale pour les progrès réalisés dans le cadre du processus électoral.

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