Infographie : la peine de mort en recul en Afrique

Manifestation contre la peine de mort aux Etats-Unis organisée par Amnesty International et l'Acat France, membres de la Coalition mondiale contre la peine de mort. © Wikimedia Commons

Selon le rapport annuel d'Amnesty International sur la peine de mort publié jeudi 12 avril, 63 personnes ont été exécutées et 1350 condamnations à mort ont été prononcées en Afrique en 2017. D'après l'ONG, la peine capitale est en recul sur le continent.

Le rapport annuel d’Amnesty International sur la peine de mort fait état de progrès obtenus en Afrique en 2017. Le recours à la peine capitale a connu un léger recul (-1 %) en 2017 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L’Égypte a prononcé la majorité des sentences de mort ayant pu être confirmées dans la région, en hausse de près de 70 %, et procédé au plus grand nombre d’exécutions sur le continent (plus de 35).

Le nombre d’exécutions est toutefois en baisse de moins 20 % en Égypte. En Algérie, au Maroc et en Tunisie aucune exécution n’a été enregistrée mais les trois pays ont prononcé de nouvelles sentences capitales (au moins 27 pour l’Algérie, 25 pour la Tunisie et 15 pour le Maroc).


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En Afrique subsaharienne, le nombre de condamnations à mort a diminué de 19 % . Le Nigeria est responsable à lui seul de 71 % des peines de mort prononcées dans la région en 2017.  Outre l’Égypte, seuls deux pays africains, la Somalie (24) et le Soudan du Sud (4), ont procédé à des exécutions en 2017, contre cinq en 2016. En Égypte et au Soudan du Sud, la mort est administrée par pendaison, tandis que les somaliens ont recours au peloton d’exécution.

Une pratique qui se marginalise

La Guinée a quant à elle aboli la peine de mort dans sa législation pour tous les crimes, portant à 20 le nombre de pays abolitionnistes en Afrique. Le Burkina Faso et le Tchad ont également des textes législatifs en préparation. Au Kenya, le prononcé de cette peine n’est désormais plus obligatoire pour les affaires de meurtres.

Par ailleurs, 18 pays africains sont abolitionnistes de fait. La peine de mort existe toujours dans leur arsenal juridique bien qu’aucune exécution n’ait été pratiquée depuis au moins dix ans.

 

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