Banque de développement

La Banque islamique de développement annonce plus de 500 millions de dollars de prêts en faveur l’Afrique

Bandar Mohamed Hajjar (au centre), aux côtés du ministre marocain des Finances Mohamed Boussaid (à gauche), lors de la rencontre annuelle des institutions financières arabes, à Rabat, le 18 avril 2017. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) a annoncé être sur le point d'accorder plus de 500 millions d'euros au continent africain, via des prêts qui viendront financer des projets en Côte d'Ivoire, en Tunisie, et au Sénégal.

À l’occasion de la 43ème réunion annuelle du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), qui s’est tenue à Tunis du 1er au 5 avril, cette institution financière internationale basée à Djeddah (Arabie Saoudite) – regroupant 57 pays majoritairement musulmans – a annoncé avoir accordé plus d’un demi milliards de dollars de prêts en faveur du continent africain.

• 101,9 millions d’euros pour la construction d’une université en Côte d’Ivoire

La BID va prêter 101,9 millions d’euros au gouvernement ivoirien pour la construction de l’université de Bondoukou, au nord-est du pays. Dotée d’une capacité d’accueil de 3 000 étudiants, 1 000 d’entre eux seront logés dans des résidences universitaires.

• 135 millions d’euros pour des banques d’Afrique subsaharienne qui financent les PME

La Société islamique pour le développement du secteur privé, branche du groupe BID, va accorder pour 135 millions d’euros en lignes de crédits à plusieurs banques d’Afrique subsaharienne. L’objectif de la BID est que ces banques prêtent davantage aux PME.

Afriland First Group (Cameroun) va recevoir 45 millions d’euros, la Banque islamique du Sénégal 50 millions d’euros, la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao 25 millions d’euros, la Banque Sahélo Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) Mali 9 millions d’euros et Coris Bank Mali 6 millions d’euros.

• 149,8 millions d’euros pour la Tunisie

La BID a également annoncé des financements à hauteur de 149,8 millions d’euros en faveur de la Tunisie. L’institution financière internationale va notamment financer un projet de développement du secteur électrique à hauteur de 122,1 millions d’euros, la construction de deux hôpitaux dans les municipalités de Thala et de Dahmani pour 27,4 millions d’euros et 446 000 euros en programmes d’assistance technique.

• 151,2 millions d’euros pour des entreprises publiques sénégalaises

Au Sénégal, la BID va apporter deux financements à des entités publiques : la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) va recevoir un financement de 40,7 millions d’euros pour le programme de collecte de graines d’arachide 2017/2018, tandis que la Société nationale d’électricité (Senelec) va obtenir 110,5 millions d’euros en vue d’optimiser sa fourniture d’électricité.

Fondée en 1975, la BID a pour principaux actionnaires l’Arabie saoudite (23,5 %), la Libye (9,4 %), l’Iran (8,3 %), le Nigeria (7,5 %) et les Émirats Arabes Unis (7,5 %). Toutes les transactions respectent les préceptes de la loi islamique. Gérant plus de 19,9 milliards d’euros d’actifs à la fin 2016, le portefeuille de la BID est principalement concentré en Asie (70 %) et en Afrique (25 %).

Les engagements de la Banque islamique de développement montent en puissance ces dernières années en Afrique de l’ouest, avec des prêts à hauteur de 244,2 millions d’euros début 2017 destinés à la Guinée et au Sénégal, pays dans lequel elle est devenue l’un des bailleurs les plus importants.

L’institution a également fourni une assistance aux gouvernements qui ont émis des sukuk (obligations publiques respectant les règles de la finance islamique) ces dernières années, tels que la Côte d’Ivoire ou le Sénégal.

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