Sécurité

RDC : six gardes du parc des Virunga tués dans une embuscade au Nord-Kivu

Vue aérienne du parc des Virunga, en RDC. © AP/SIPA

Six gardes du parc national des Virunga, joyau naturel de la République démocratique du Congo, ont été tués lundi dans une embuscade dans la province du Nord-Kivu en proie à un regain de violences, a annoncé un porte-parole du parc.

« Nos éléments sont tombés dans une embuscade entre notre station de Lulimba et Ishasha. Nous déplorons la mort de six gardes. Il est trop tôt pour vous donner l’identité des assaillants », a déclaré Joël Malembe, le porte-parole du parc des Virunga.

Le directeur du parc, le Belge Emmanuel de Mérode, a indiqué qu’un communiqué serait publié par la suite.

Les six gardes se trouvaient à bord d’un véhicule quand ils sont tombés dans cette embuscade. Un septième, le commandant, s’en est sorti avec des blessures, selon le porte-parole. L’attaque a eu lieu à 140 km au nord de Goma, non loin de la frontière avec l’Ouganda.

Personnel en danger

Présenté comme le plus ancien parc naturel d’Afrique (1925), réserve de gorilles de montagne, le parc des Virunga s’étend depuis le volcan du Nyiragongo à la sortie de Goma sur 7 800 km² à travers les territoires du Nord-Kivu, fiefs de nombreux groupes armés (dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Beni).

Comme tout le Nord-Kivu, le parc et son personnel subissent des violences. Un civil avait ainsi été tué en décembre lors de l’assaut d’un groupe armé contre le chantier d’une centrale hydroélectrique du parc.

Le directeur, Emmanuel de Mérode, a lui-même été blessé dans une embuscade en mai 2014 sur une route entre Goma et le parc.

La violence est régulière au Nord-Kivu. Dimanche, un prêtre a été tué après avoir dit la messe à 87 km de Goma dans le territoire de Masisi. Il aurait été tué par un groupe d’autodéfense communautaire (« Maï Maï ») Nyatura, qui prétend défendre les Hutus du Nord-Kivu.

Avec 3,86 millions d’inscrits, le Nord-Kivu, frontalier du Rwanda et de l’Ouganda, est la province qui compte le plus d’électeurs, après la capitale Kinshasa, à moins de neuf mois des élections cruciales prévues le 23 décembre.

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