Elections

Mali : l’ancien Premier ministre Moussa Mara annonce sa candidature à la présidentielle

Moussa Mara, président du parti Yelema. © Vincent Fournier/JA

L'ex-chef du gouvernement d'IBK s'est déclaré dimanche candidat à l'élection présidentielle du 29 juillet. Moussa Mara, président du parti Yelema, entend faire mieux qu'en 2013, où il avait recueilli 1,5 % des voix au premier tour.

Sa candidature était un secret de polichinelle, elle est désormais officielle : Moussa Mara sera bien candidat à la présidentielle du 29 juillet. L’ancien Premier ministre de Ibrahim Boubacar Keïta (avril 2014-janvier 2015) a annoncé son intention de se présenter à la magistrature suprême dimanche 8 avril.

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, le leader du parti Yelema (« Le changement », en bambara) se présente comme le candidat du rassemblement de « tous les Maliens ». « Ces dernières années, j’ai parcouru 40 cercles, plus de 200 communes que compte notre pays et 50 pays en dehors du Mali pour aller à la rencontre des Maliens là où ils vivent. Cela m’a permis de mesurer pleinement les défis, les réalités et les difficultés auxquels sont confrontées nos populations mais aussi les énormes potentialités de notre pays », écrit le nouveau candidat sur sa page Facebook.

Un « besoin ardent d’idées novatrices »

Moussa Mara, 43 ans, reprend un autre thème qui lui est cher : le « renouvellement du leadership ». Se postant en candidat de la jeunesse et du changement, il rappelle que la grande majorité des Maliens ont moins de 30 ans et que le pays ne peut « plus [se] permettre d’avoir un leadership qui recycle les mêmes recettes depuis des décades, sans succès », mais qu’il a « un besoin ardent d’idées novatrices, pragmatiques et concrètes portées par des responsables neufs et à même de répondre aux aspirations de chaque citoyen ».

Dans sa déclaration, le maire de la commune IV de Bamako, expert-comptable de formation, égrène les autres principaux axes de sa campagne : la « lutte contre la corruption des élites », la « décentralisation », ou encore « l’augmentation des revenus des plus défavorisés ». En revanche, rien ou presque sur la lutte contre l’insécurité récurrente dans le centre et le nord du pays.

Un bilan marqué par les événements de Kidal

Déjà candidat à la présidentielle de 2013, Moussa Mara avait recueilli 1,53 % des voix au premier tour. Il avait ensuite rallié IBK, dont il sera successivement ministre de l’Urbanisme, de septembre 2013 à avril 2014, puis Premier ministre, d’avril 2014 à janvier 2015. Son passage à la tête du gouvernement restera marqué par son voyage à Kidal, le fief de la rébellion touarègue, en mai 2014. Ce déplacement – qu’il avait personnellement souhaité – avait dégénéré en affrontements meurtriers entre rebelles touaregs et militaires maliens, lesquels avaient été contraints d’abandonner la ville à leurs adversaires.

Remplacé en janvier 2015 par Modibo Keïta, Moussa Mara s’est ensuite progressivement éloigné d’IBK. Il a durci son discours à l’égard de son ancien patron au fil des mois et n’hésite plus aujourd’hui à affirmer que « le temps du ‘président Miracle’ est révolu ».

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