Algérie : Abdelaziz Bouteflika remanie légèrement son gouvernement

Par Jeune Afrique

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Quatre ministres ont été remplacés ce mercredi, voyant notamment l'arrivée de Mahdjoub Bedda au ministère des Relations avec le Parlement. Ceux de l'Éducation et de la Santé ont été maintenus malgré la détérioration du climat social.

C’est un mini-remaniement ministériel qui a eu lieu ce mercredi 4 avril en Algérie. Le président, Abdelaziz Bouteflika, a nommé de nouveaux titulaires aux ministères de la Jeunesse et des Sports, celui du Commerce, du Tourisme et de l’Artisanat ainsi que celui des Relations avec le Parlement, a indiqué un communiqué de la présidence de la République.

Mohamed Hattab, anciennement wali (préfet) de Béjaia en Kabylie, a remplacé El-Hadi Ould Ali au ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce dernier est appelé à d’autres fonctions, précise le communiqué. Said Djellab, directeur du Commerce extérieur au ministère du même nom a été nommé à la place de Mohamed Benmeradi. Ce matin même, celui-ci faisait une intervention publique devant les membres de l’Assemblée générale ordinaire de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), tenue à l’hôtel El Aurassi, sur les hauteurs d’Alger.

Mahdjoub Bedda : la petite surprise

Le département du Tourisme et de l’Artisanat a été confié à Abdelkader Benmessaoud, ex-wali de Tissemsilt. La petite surprise vient de la nomination de Mahdjoub Bedda au ministère des Relations avec le Parlement.

Ce dernier a intégré le gouvernement en mai 2017 avec la nomination de l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, avant d’être limogé 80 jours plus tard au même moment que celui-ci.

Des ministères inchangés malgré les grèves à répétition

Les ministères de l’Éducation nationale et de la Santé n’ont pas été touchés alors qu’ils sont secoués depuis plusieurs mois par un vaste mouvement de contestation.

De même que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, malgré le désaveu qu’il a essuyé de la part de la présidence, en janvier dernier, au sujet du projet de privatisation des entreprises publiques.

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