Interview imaginaire du 1er avril : Samuel Eto’o répond à Jeune Afrique

Par Jeune Afrique

Le footballeur camerounais Samuel Eto'o. © Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

Suite à la publication sur notre site d’une interview imaginaire de Samuel Eto’o, ce dimanche 1er avril, le footballeur camerounais a répondu à Jeune Afrique, jugeant ce canular « malfaisant ».

C’est une tradition pourtant ancienne, dont l’usage, cette année, par Jeune Afrique aura fait couler beaucoup d’encre virtuelle. La publication sur notre site de l’interview imaginaire de Samuel Eto’o – un classique « poisson d’avril »,  titré : « Samuel Eto’o fils : “Pourquoi je suis candidat à la présidentielle camerounaise” » – n’a guère  été appréciée par le principal intéressé, qui nous en voit désolés.

Après que les réseaux sociaux se sont fait largement l’écho de cet article, et que plusieurs confrères ont choisis de relayer les déclarations prêtées au footballeur dans cet entretien « pour rire », Samuel Eto’o a donc publié un communiqué sur son compte Facebook pour démentir des propos que certains ont pensé, en toute bonne foi, avoir été réellement prononcés.

« J’estime que les propos tenus à mon encontre portent atteinte à mon honneur et véhiculent de nombreuses allusions malsaines », écrit-il, demandant la publication d’un « communiqué rectificatif ».

Le communiqué de réponse de Samuel Eto’o

Si les critiques envers la pertinence de ce canular – qui reste largement usité par les médias les jours de 1er avril – peuvent légitimement s’entendre, nous assurons nos lecteurs ainsi que l’intéressé qu’à aucun moment l’intention de ce « poisson d’avril » n’a été de véhiculer quelque allusion malsaine, encore moins de porter atteinte à son honneur. C’est pourquoi nous publions ici bien volontiers le communiqué de réponse de Samuel Eto’o :

« Sous le titre (…)  « Samuel Eto’o candidat à la présidentielle » et profitant d’une tradition séculaire liée au 1er avril, certains « journalistes » ont publié ce dimanche dans leurs éditions en ligne, une interview fictive sur une supposée volonté de ma part de me présenter au scrutin présidentiel camerounais de 2018. Au regard de ce qui a été écrit, il apparaît que ces derniers ont voulu surfer sur deux éléments pour générer un effet malsain de buzz : La récente élection de mon cher ainé son excellence Georges Weah à la présidence de la République du Liberia et la notoriété que j’ai durement acquise au fil des années dans la pratique du football. Or ce canular est malfaisant aussi bien sur la forme que sur le fond. »

« Pour ce qui est de la forme, en tant que Camerounais, je suis profondément respectueux des institutions de mon pays et ceux qui les incarnent. J’estime par conséquent que l’élection présidentielle de 2018 au Cameroun et l’exercice de la fonction suprême sont très importants pour que l’on puisse en parler avec autant de légèreté. Plus grave, les auteurs de cette farce évoquent pour la railler la crise anglophone. Une situation qui cause au quotidien la désolation et le deuil dans mon pays. »

« Pour ce qui est du fond, tant en ce qui concerne les références malsaines à la Première dame du Cameroun, qu’à mon épouse ou à mon « rapport » à la gestion du pouvoir et les relations avec mes ainés ; j’estime que les propos attribués à ma modeste personne sous le couvert d’une supposée farce sont absolument réducteurs et dénotent un manque de respect total de la part de leurs auteurs qui prétendraient qu’en 2017 j’aurais déclaré « avoir toujours rêvé de faire la politique » en précisant que « le moment tant attendu est enfin là ! Enfin, je retiens que ces « média » en ont profité pour étaler le fond de leurs pensées sur le Cameroun! »

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