Actualités

Santy Ngom : « Très fier d’avoir été appelé par le Sénégal »

Capture d'écran d'une conférence de presse de Santy Ngom. © Chaîne Dailymotion du FC Nantes / DR

Santy Ngom a disputé son premier match de Ligue 1 avec le FC Nantes le 4 novembre dernier. La saison dernière, celui qui évoluait à la Suze-sur-Sarthe, en Division d’Honneur, vient d’être appelé par Aliou Cissé pour les deux matches amicaux du Sénégal face à l’Ouzbékistan (23 mars à Casablanca) et la Bosnie-Herzégovine (27 mars au havre). Interview.

Jeune Afrique : Tout est allé très vite pour vous : une première apparition d’une minute en L1 début novembre contre Toulouse (2-1), un premier but face à Guingamp (3-0) le 27 janvier et une convocation avec les Lions de la Teranga…

Santy Ngom : Oui. J’ai eu Aliou Cissé au téléphone, il m’a parlé de l’équipe, m’a expliqué son projet. J’y ai immédiatement adhéré. Le Sénégal est l’une des meilleures équipes d’Afrique. Je suis très fier et honoré d’avoir été convoqué pour ces deux matches, alors que je n’ai disputé qu’une dizaine de matches en Ligue 1. Evidemment, ce n’est pas une fin en soi d’avoir été sélectionné. J’ai encore beaucoup à faire. Je vais encore travailler pour progresser.

Vous êtes né en France. Vous avez des origines sénégalaises par votre père et algériennes par votre mère. Avez-vous été approché par l’Algérie ?

Personnellement, non. Le Sénégal m’a contacté, j’avais très envie de jouer pour cette équipe. Le Sénégal, c’est un pays que je connais pour y aller régulièrement. Je suis très fier. Cela prouve que j’ai fait des choses intéressantes depuis quelques mois. J’ai encore beaucoup à prouver.

Connaissez-vous personnellement des internationaux sénégalais ?

Non. Seulement de nom et de réputation, avec des joueurs comme Sadio Mané, Moussa Sow, etc… Mais je pense que je vais facilement m’adapter. Ce que je sais de cette équipe, car je la suis attentivement. Elle est solide dans toutes ses lignes, athlétique, elle possède des joueurs avec de grosses qualités techniques.

Je ne vais pas me relâcher parce que je viens d’être sélectionné… Il n’y a qu’une seule vérité, celle du terrain

À trois mois de la Coupe du monde, être appelé est plutôt un signe positif…

Si je dois participer à la Coupe du monde, ce sera grâce à mes performances avec Nantes. Je ne vais pas me relâcher parce que je viens d’être sélectionné. À ce jour, je n’ai aucune certitude. Il n’y a qu’une seule vérité, celle du terrain.

Il y a encore dix mois, vous étiez un joueur de Division d’Honneur, à la Suze-sur-Sarthe, après une expérience difficile au Levski Siofia (Bulgarie). Quand vous êtes arrivé à Nantes, c’était avec l’équipe réserve [National 3, soit la 5e division, NDLR]. Il n’y a pas eu un moment où vous avez douté de votre avenir professionnel ?

Non, pas vraiment. J’étais en DH, dans un petit club, mais en arrivant là-bas, je me suis dit qu’il fallait tout donner. On est monté en National 3, et comme j’avais fait une bonne saison, j’ai eu un contact avec Nantes. J’y suis allé et au bout de plusieurs semaines, j’ai été appelé pour m’entraîner avec les professionnels. J’avais 24 ans [il a eu 25 ans le 7 mars dernier, NDLR], je ne suis plus tout jeune, mais j’avais cette volonté de réussir. Et puis, avec un entraîneur comme Claudio Ranieri, on apprend beaucoup.

Dans quels domaines ?

On progresse vite et bien. Physiquement, tactiquement aussi. C’est l’école italienne… Je me sens très performant. Débuter au niveau professionnel avec un entraîneur comme M. Ranieri, c’est une très bonne chose…

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€