G5 Sahel : une rencontre avec les bailleurs de fonds prévue fin 2018 à Paris

Par Jeune Afrique

Les chefs d'État du G5 Sahel, lors de la conférence du 6 février 2018 à Niamey © DR/Présidence Niger

La France devrait accueillir une rencontre entre les parlementaires des pays membres du G5 Sahel et les bailleurs de fonds de l'Alliance Sahel. L'événement, prévu fin 2018, se tiendra sous l'égide de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française.

Jacques Maire, député LREM, vice-président de la Commission des Affaires étrangères et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée nationale, organise, pour le compte de l’Assemblée Nationale une rencontre interparlementaire associant les députés rassemblant les Assemblées du G5 Sahel, ceux des pays donateurs, et les bailleurs de fonds de l’Alliance afin de s’approprier les enjeux des partenariats-clés du Sahel : Alliance Sahel et force G5 Sahel. La rencontre devrait se dérouler d’ici à la fin 2018 à Paris, à l’invitation de François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale.


>>> À LIRE – G5 Sahel : 414 millions d’euros mobilisés, mais uniquement pour la première année


L’Alliance Sahel rassemble les principaux bailleurs de fond de la zone -notamment Union européenne, Banque Mondiale, BAD, France et AllemagneFin février, l’Union européenne a annoncé apporter une enveloppe globale de 100 millions d’euros, portant ainsi le montant global des fonds promis par les différents bailleurs à 414 millions d’euros. Les États membres du G5 (Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad) se sont engagés chacun à hauteur de 10 millions d’euros, la France à neuf millions, l’Arabie saoudite et les Émirats respectivement 100 et 30 millions et les Pays-Bas cinq millions. Les États-Unis ont eux promis 60 millions de dollars d’aide bilatérale (un peu plus de 48 millions d’euros).

L’objectif fixé pour boucler le budget nécessaire au lancement de la force conjointe (4 000 hommes) est de 450 millions d’euros. Une estimation sous-évaluée, selon Mahamadou Issoufou, président du Niger, qui s’inquiète également de la pérennité des financements. « 480 millions d’euros sont nécessaires pour la première années, mais 75 millions d’euros devront ensuite être mobilisés chaque année, en sachant que nous ne savons pas combien de temps va durer ce combat », expliquait-il fin février.

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