Sécurité

Cameroun : un otage tunisien tué par ses ravisseurs

Des policiers camerounais à Yaoundé, en 2005. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Quatre employés d'un chantier BTP, dont deux Tunisiens et deux Camerounais, ont été enlevés par un groupe armé, le 15 mars dans le sud-ouest anglophone du pays. Le gouvernement camerounais vient d'annoncer la mort d'un des otages tunisiens et le sauvetage des trois autres.

C’est la première fois qu’un étranger est tué en zone anglophone. L’un des deux Tunisiens qui avaient été enlevés le 15 mars au Cameroun a été tué « par ses ravisseurs ». Les trois autres otages, dont un autre ressortissant tunisien, ont été libérés au cours d’une « opération spéciale » lancée mardi par l’armée, a annoncé le gouvernement camerounais.

Cette opération « a permis la libération de trois des employés (d’une) société tunisienne enlevés le 15 mars par des terroristes » dans la région anglophone du Sud-Ouest, dont « un ingénieur tunisien », selon un communiqué du gouvernement. « Le deuxième ingénieur tunisien » a été « assassiné par ses ravisseurs ».

Le texte, signé du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, affirme qu’au cours de cette opération, « quatre terroristes ont été neutralisés ».

« Nos forces ont récupéré la dépouille mortelle du deuxième ingénieur tunisien », ajoute-t-il en affirmant que les ravisseurs, non identifiés, avaient « menacé d’exécuter les otages si une rançon ne leur était pas versée dans les 24 heures ».

Situation qui se dégrade

Ce n’est que lundi 19 mars, que le ministère des Affaires étrangères tunisiens avait fait part dans un communiqué de l’enlèvement de ces deux Tunisiens depuis le 15 mars par un groupe armé. Les deux hommes travaillaient sur un chantier de construction d’une route de l’entreprise BTP Soroubat.

Le communiqué avait notamment annoncé « la création d’une cellule de crise au sein du ministère » en contact avec les autorités camerounaises « pour faire libérer les Tunisiens enlevés le plus vite possible »

 

Ces dernières semaines, des militants séparatistes avaient menacé de s’attaquer aux entreprises étrangères présentes dans la région. La situation sécuritaire des régions anglophones du Cameroun s’est considérablement dégradée depuis que 47 séparatistes, dont leur leader Sisiku Ayuk Tabe, ont été extradés, fin janvier, du Nigeria vers le Cameroun.

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