Burkina : décès de Jean-Baptiste Natama, ancien candidat à la présidentielle de 2015

Jean-Baptiste Natama est l'un des rares francophones de l'entourage de Dlamini-Zuma. © Capture d'écran/Dailymotion/France 24

Malade, le responsable politique burkinabè est décédé dimanche à Ouagadougou, à l'âge de 53 ans. Ex-directeur de cabinet de Nkosazana Dlamini-Zuma lorsqu'elle présidait la commission de l'UA, il avait été candidat à la présidentielle de 2015.

Samedi matin, il avait souhaité un « agréable week-end » à ses followers sur Twitter. Lui n’en verra jamais la fin, emporté dès le lendemain par la maladie. Décédé le dimanche 18 mars à Ouagadougou, Jean-Baptiste Natama était âgé de 53 ans. Cet ex-militaire avait été candidat à l’élection présidentielle de 2015, à laquelle il avait récolté 1,36 % des suffrages exprimés.

Quelques heures après l’annonce de sa disparition, le président Roch Marc Christian Kaboré a salué sur Twitter la mémoire de son ancien concurrent et présenté ses condoléances à ses proches. La Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-présidente de la commission de l’UA, dont Natama avait été le directeur de cabinet de 2012 à 2015, a également rendu hommage à son ancien collaborateur.

Jean-Baptiste Natama était bien connu de ses compatriotes. Ce natif de Léo, dans le sud du pays, s’était enrôlé dans l’armée pour prendre part à la révolution sankariste en 1983. Il avait ensuite participé à la « guerre de Noël » contre le Mali en 1985, puis avait été promu au grade de colonel.

Carrière internationale

Après sa radiation de l’armée, en 1990, lors de la période de « rectification » de la révolution mise en place par Blaise Compaoré, Natama a occupé plusieurs postes dans différentes institutions internationales. Il a notamment été conseiller principal du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies au Burundi et au Rwanda (1999-2000), expert-analyste au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR, en 2001) ou encore secrétaire permanent du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP, 2006-2008).

En 2012, il est nommé directeur de cabinet de Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la commission de l’Union africaine (UA). Il souffrira toutefois de l’influence de Baso Sangqu, compatriote et « conseiller principal » de Dlamini-Zuma. En 2015, l’ex-colonel sankariste démissionne pour rentrer au Burkina Faso et se présenter à la première présidentielle depuis le départ de Blaise Compaoré. Sa candidature avait été soutenue par la Convergence patriotique pour la renaissance-Mouvement progressiste (CPR-MP), une coalition regroupant une quinzaine d’associations et de groupements politiques.

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