Sécurité

Mali : six soldats tués dans l’explosion d’un engin artisanal

Des militaires maliens à Gao, dans le nord du pays, en février 2017. © Baba Ahmed/AP/SIPA

Six soldats maliens ont péri mercredi dans l'explosion de leur véhicule sur une mine artisanale, près de Dioura, à l'ouest de Mopti. L'information a été confirmée à JA par l'armée malienne.

Le véhicule transportant les six soldats a sauté sur un engin explosif improvisé à 7 km de l’entrée de Dioura, à l’ouest de Mopti. Contactée par Jeune Afrique, le lieutenant-colonel Mariam Sagara a confirmé l’information. « Nous avons effectivement perdu six hommes. Leur véhicule a sauté sur une mine artisanale alors que ces militaires étaient de retour d’une mission », a-t-elle expliqué. « Personne n’a survécu à l’explosion », ajoute l’officier, ajoutant que d’autres militaires sont en mouvement pour effectuer des patrouilles dans la zone.

Un incident similaire avait fait trois morts, en décembre dernier, dans les rangs de l’armée à Bulkessy, près de la frontière avec le Burkina Faso. Depuis 2012, les groupes armés liés à Al-Qaïda mènent des opérations meurtrières contre l’armée malienne. En 2016, par exemple, l’état-major de l’armée avait dressé un bilan alarmant, recensant un total de 118 attaques de ces groupes armés contre l’armée malienne, la force de paix de l’ONU et l’opération française Barkhane.

Dégradation de la situation sécuritaire

Depuis deux ans, les attaques se sont amplifiées dans le centre et le sud du pays, et le phénomène gagne de plus en plus les pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Niger. Face à la détérioration de la situation sécuritaire, ces pays tentent, avec l’aide de la France, d’asseoir progressivement le G5 Sahel, un regroupement qui comprend également la Mauritanie et le Tchad. Cette force conjointe tente de contrecarrer les assauts de plus en plus sanglants des groupes terroristes.

Relancé en 2017, le projet avait déjà mobilisé une enveloppe de 250 millions d’euros. La semaine dernière, l’Union européenne annonçait son intention de doubler sa participation au financement de la force conjointe, ce qui porte le montant des fonds réunis à ce jour à 414 millions d’euros. Mais les cinq pays ont encore besoin de 450 millions d’euros pour boucler le budget nécessaire au lancement du G5 Sahel, fort d’environ 5 000 hommes appelés à épauler prochainement la force Barkhane et la mission des Nations unies au Mali.

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