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Cameroun – Congrès du SDF : Joshua Osih, trop suisse pour être candidat à la présidentielle ?

Le Camerounais Joshua Osih, député et vice-président du Social Democratic Front (SDF), au Parlement européen, à Bruxelles (Belgique), le 18 octobre 2016 © Compte Twitter de Joshua Osih

En amont du congrès du Social Democratic Front, qui s'ouvre ce jeudi 22 février dans son fief anglophone de Bamenda, les candidats à la candidature SDF pour la présidentielle d'octobre 2018 se sont livrés à un combat en coulisse. Joshua Osih, figure montante dans le parti, pourrait se voir opposer son ascendance suisse.

Dans les coulisses de l’avant-congrès du Social Democratic Front (SDF), l’étau s’est peu à peu resserré autour de son vice-président, Joshua Osih. Ce métis de mère suisse est en effet lice pour l’investiture du parti à la présidentielle, qui pourrait intervenir ce 24 février, à l’occasion de la dernière journée du congrès du parti socialiste.

Or, au Cameroun, on ne peut être candidat à cette élection lorsque l’on s’est prévalu d’une autre nationalité… Ses concurrents, Joseph Mbah Ndam et Jean Tsomelou, candidats déclarés à l’investiture, pourraient lui opposer cet argument. John Fru Ndi, lui, n’a pas encore dit son dernier mot. Il envisage de se poser en ultime recours.


>>> À LIRE – Le match de la semaine : John Fru Ndi face à Joshua Osih au Cameroun


Vers une désignation du candidat SDF ?

Joshua Osih, vice-président de la Commission du budget et des finances de l’Assemblée nationale, est depuis 2012 le numéro deux du SDF. Après avoir dévoilé très tôt son envie de se porter candidat à l’investiture, il avait dû mettre ses ambitions en sourdine, devant l’opposition des anciens du parti, qui lui reprochaient notamment sa trop grande présence dans les médias.

Le congrès, qui s’ouvre ce jeudi 22 février à Bamenda, le fief anglophone du SDF, durera trois jours. Durant les deux premiers, le bureau politique doit être renouvelé, comme la présidence du parti, pour laquelle John Fru Ndi est le seul candidat.

Les discussions devraient toutefois en grande partie porter sur le choix du candidat à la présidentielle, qui pourrait intervenir le lendemain, le 24 février, lors de la partie « extraordinaire » qui doit servir de conclusion.

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