Gabon : Omar Bongo, retour sur la vie (et la mort) d’un doyen

Omar Bongo, président du Gabon (1967-2009) © Jeune Afrique

Cinq années après sa mort, Jeune Afrique revient sur le parcours de celui qui a dirigé le Gabon pendant plus de 40 ans. Décédé le 8 juin 2009, Omar Bongo Ondimba a joué un rôle central sur la scène politique africaine. Rétrospective.

Mis à jour le 30/05/2014 à 17 heures 45.

"En Afrique, le pouvoir, ça se prend et ça ne se rend pas." Omar Bongo Ondimba a appliqué sa devise à la lettre. Durant 41 ans, il a été le "patron" au Gabon, jusqu’à ce que le cancer l’emporte un certain 8 juin 2009 à 14 heures 2 (heure officielle du décès) dans une clinique de Barcelone, loin de sa Bongoville natale.

Pendant un règne qu’il a conservé sans partage sur son pays, Omar Bongo Ondimba est également parvenu à s’imposer au-delà des frontières gabonaises comme un interlocuteur incontournable dans toutes les crises de la région et d’ailleurs. Biafra, conflit Tchad-Libye, guerre civile en Angola, apartheid en Afrique du Sud, violences au Congo-Brazzaville, rébellion de Laurent-Désiré Kabila contre le pouvoir de Mobutu… Partout, Omar Bongo Ondimba a tenté d’être le démineur des crises sur le continent. Pas toujours avec succès.

Doyen des chefs d’État africains à partir de 1997, après la disparition du président zaïrois Mobutu Sese Seko, pilier de la Françafrique, l’orphelin Omar Bongo Ondimba a connu un destin exceptionnel. À l’occasion de la commémoration du cinquième anniversaire de sa mort, Jeune Afrique revient sur son riche itinéraire.

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Par Trésor Kibangula et Julia Buquet