Politique économique

Côte d’Ivoire : Gon Coulibaly confirme l’annulation de certaines mesures fiscales controversées

Amadou Gon Coulibaly, premier ministre de Côte d’Ivoire, Abidjan le 30 juin 2017. © Issam Zejly - TruthBird Studio pour JA

Lors d'une conférence de presse le 14 février, le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a confirmé la reculade du gouvernement sur l'annexe fiscale et indiqué que le pays s’apprêtait à émettre un quatrième eurobond.

« Nous avons eu des discussions avec le patronat. Il y a un certain nombre de préoccupations qui ont été exprimées par les PME. Nous avons annulé les nouvelles dispositions qui étaient prévues dans l’annexe fiscales 2018 et nous sommes revenus aux dispositions antérieures », a expliqué le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, pour justifier le recul du gouvernement sur les modifications apportées à l’annexe fiscale.

Le gouvernement a supprimé le nouvel impôt de 0,5% sur les transferts d’argent, en particulier en monnaie mobile, et a réduit les droits d’assises sur la bière de 10 à 2 points. Il a en revanche instauré une taxe sur les exportations d’anacarde (noix de cajou), à 10% de leur valeur CAF. L’annexe fiscale, qui a été adoptée en Conseil des ministres et a fait l’objet d’une ordonnance du président Ouattara, entre en vigueur le 15 février.

La Côte d’Ivoire veut lever 2 milliards d’euros

Concernant l’endettement de l’État ivoirien, le Premier ministre Gon Coulibaly a confirmé l’émission d’un nouvel eurobond. La Côte d’Ivoire cherche à lever 1 310 milliards de francs CFA (2 milliards d’euros) sur les marchés financiers.

Sur ce montant, 330 milliards de CFA seront mobilisés au niveau de l’UEMOA, tandis que les 980 milliards de FCFA restant proviendront des marchés internationaux, grâce à un quatrième eurobond.

Le chef du gouvernement s’est également satisfait de la situation macroéconomique du pays, indiquant que la croissance s’est établie à 7,6% en 2017. Le déficit public a été contenu à 4,3% du PIB, alors que le FMI tablait sur 4,5%, tandis que la dette publique a atteint 42,8 % du PIB, contre 72 % au Ghana.

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